CHAPITRE VI
Les tuberculino-réactions.
La lymphe se montra fortement toxique pour les tuberculeux. Von Pirquet trouva une méthode par laquelle l'inflammation spécifique devint suffisamment appréciable, en supprimant les phénomènes généraux, c’est-à-dire en limitant l'effet cherché à des modifications simples de la peau (1907). M. Vallée (1907) donna à la méthode le nom de cuti réaction.
Les tuberculino-réactions perdent de leur valeur parce qu’elles peuvent manquer chez des tuberculeux avancés. En général, elles sont d'autant plus intenses que les lésions sont moins étendues. Réciproquement, la tuberculine peut susciter de vives réactions chez des sujets non tuberculeux atteints de syphilis, de cancer, de lèpre ou d’actinomycose.
Diverses substances produisent chez les tuberculeux des troubles semblables à ceux que détermine la lymphe; les injections de sérum artificiel sont souvent suivies de réactions marquées ainsi que celles de toxines microbiennes. Il n'en reste pas moins vrai que les méthodes locales de tuberculino-diagnostic ont une portée diagnostique importante, surtout dans le premier âge. « Au point de vue statistique, elles ont une valeur inestimable puisqu'elles permettent d'apprécier la fréquence de l'infection à bacilles de Koch et d’en établir la progression suivant les âges, les localités, les habitudes hygiéniques. » - (Sergent). ,
Nous verrons plus loin leur valeur pronostique. Plus tard, l’on proposa de nouvelles réactions, mais la cuti-