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prendre l’ensemble des phénomènes dont nous avons connaissance.
Certains signes sont remarquables par leur présence constante (ans tel ou tel mode d’étranglement;d’autres offrent des mollifications sensibles, soit dans leur apparence, soit dans leur évolution, suivant la cause qui les a produits. Aux indications fournies par ces variations dans les manifestations de la maladie, variations dont l'anatomie pathologique donne presque toujours l’explication, viennent s'ajouter les renseignements statistiques de l’étiologie. Aussi, lorsque ces questions auront été plus étudiées, lorsque surtout des observations en grand nombre auront été prises avec plus de soin qu'elles ne le sont généralement, c'est-à-dire, sans laisser de côté aucun signe de quelque nature qu’il soit, et si peu important qu’il paraisse ; nous ne mettons pas en doute que le diagnostic des étranglements, qui maintenant paraît hérissé de difficultés insurmontables, ne soit singulièrement facilité.
C'est au moyen de cette méthode d'analyse et de comparaison de toutes les observations que nous avons recueillies, nous laissant parfois guider par le raisonnement lorsque nous pouvions partir de quelque donnée exacte fournie par les antécédents ou la statistique, aidé enfin des rares, mais excellents travaux publiés sur certains points de cette question (1), que nous avons fait ce travail. Nous ne nous en dissimulons ni l'insuffisance, ni l’imperfection, mais nous espérons pourtant qu'il ne sera pas absolument dépourvu d'utilité; nous pensons, en effet, que cette double opération de synthèse et d'analyse, en signalant peut-être quelques lacunes et en appelant l'attention sur certaines particularités qui auraient passé inaperçues, facilitera la tèche à deplus autorisés que nous qui voudraient travailler à élucider complétement cette importante question.
Nous avons laissé de côté l’anatomie pathologique des étranglements, cela eût donné à notre travail une importance matérielle trop considérable; cette étude a d’ailleurs été si bien faite par M. Duchaussoy que nous n’aurions pas
(1) Rokitansky, Duchaussoy, Besnier, Henrot, Hilton, etc.
este
osé l’aborder. Nous n’avons pris de l’étiologie que ce qui nous était nécessaire pour aider à l'établissement du diagnostic. Le peu de temps dont nous disposions ne nous à pas permis de faire des recherches expérimentales sur les points de cette question qui peuvent le comporter; nous Île regrettons d'autant plus vivement que notre cher maître, M. le D' Tillaux, en nous donnant l’idée de faire des étranglements internes l’ubjet de notre thèse inaugurale, avait mis à notre disposition, avec sa libéralité et sa bienveillance habituelles, les ressources que présente l'établissement qu'il dirige avec un succès si légitime.
Nous diviserons notre sujet entrois parties : la première, fort courte, contiendra quelques considérations générales sur les étranglements internes et une classification dans laquelle nous avons rangé les principales variétés de cette maladie.
Dans la deuxième nous tàcherons de séparer les cas où les phénomènes d’étranglement sont produits par des causes dynamiques de ceux où ils sont dus à un obstacle mécanique au cours des matières. Ceci fait, nous nous efforcerons de constituer pour chaque variété de ces derniers une symptomatologie spéciale et nous chercherons à en établir le diagnostic différentiel.
Dans la troisième partie enfin, nous verrons en étudiant l’une après l’autre les différentes méthodes chirurgicales employées pour la guérison de l’occlusion intestinale interne, s’il n’est pas certains cas où telle de ces méthodes doit être préférée aux autres; en d’autres termes, s’il n’est pas possible d’opposer à chaque variété d’étranglement un traitement spécial et qui réponde aux indications données par le diagnostic.
Nous n'avons recueilli que les observations assez détaillées pour pouvoir nous être utiles, et comme leur longueur nous a forcé à les résumer, nous avons soin d’en indiquer la bibliographie.
Quelques faits inédits sont joints à ce travail.
CERN, TVA