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Ees Signes radiographiques précoces du Mal de Pott sous-occipital chez l'Enfant
Nous pourrions étudier d'abord les étapes anatomopathologiques successives du mal vertébral sous-occipital chez l'enfant, et faire suivre chacune d'elles de sa traduction radiographique. Mais à la période où la radiographie réalise une véritable autopsie sur le vivant de lésions osseuses avancées, le diagnostic est posé depuis longtamp:. Une image d'écrasement des masses latérales de l’atlas avec pénétration de l'odontoïde dans le trou occipital est d'interprétation facile. Il nous sainble plus utile d'envisager seulement quelques aspects de lecture délicate, et de placer l'anatomie pathologique radiographique en regard des tout premiers symptômes qui motivent habituellement l'examen. Ce sont les conditions mêmes de la pratique.
Le principal intérêt pour le médecin se trouve concentré sur l'élablissement d'un diagnostic précoce par l'examen radiographique du début.
Il est difficile de savoir si kes premiers symptômes cliniques sont toujours précédés ou accompagnés de particularités anatomiques décelables par la radiographie;
mais il est logique de se condâire comme si cette probabilité était une certitude, La faible épaisseur des parties
molles chez l'enfant, l'absence de toute superposition
osseuse latérale au niveau qui nous intéresse, concourent
à rendre l'examen de profil particulièrement démonstratif |
Nous n'avons pas en vue les cas où une riche symptomatologie, tardivement apparue, permet d'emblée de reconnaître des lésions déjà avancées. Au sommet du rachis comme dans toute son étendue, la tuberculose vertébrale est chez l'enfait “«pidement envahissante et destructive. A l'inverse de ce qui se passe chez l'adulte, un syndrome rachidien complet peut apparaître nettement dès le premier examen clinique. « On pourrait dire que le Mal de Poti de l'enfant est dépisté par le pédiâtre et l’orthopédiste, celui de l'adulte par le neurologiste. » (x). De nombreux cas sont rapportés où le diagnostic fut posé chez des enfants par l'oto-rhino-laryngologiste, en présence d'abcès rétropharyngiens. RE
Le problème radiographique prend au contraire tout
son intérêt, quand on ne note que des douleurs de carae-
tère névralgique dans le territoire des premiers nerfs cervicaux, avec ébauche de contracture, sans aucun signe objectif de lésion causale, On discute en présence d'un torticolis douloureux. Si l'examen de la région sous-occipitale est encore complètement négatif, on sait combien
les irradiations douloureuses vers l'oreille, vers la région ; ‘
(1) André DeLanayeé. — Etude sur quelques diagnosties du Mal de
Pott en particulier sur l'épiphysite vertébrale de croissance. — Thèse de Paris 1924.
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parotidienne, le cou ou l'épaule, sont susceptibles d'égarer le clinicien. C'est alors que le secours précoce des rayons X a la plus grande valeur pratique.
L'anatomie des deux premières vertèbres cervicales et de leurs rapports osseux, l'étendue des mouvements dont leurs articulations sont le siège, nous ont rappelé le caractère essentiellement mobile et articulaire du système sousoccipital. À cette grande mobilité relative s'ajoute, surtout chez l'enfant, la pression immédiate considérable de la tête, pour rendre cet ensemble plus vulnérable à la tuberculose. « La tête, en effet, dans les attitudes habituelles n'est point en équilibre stable sur les deux premières vertèbres, quoi qu'en aient dit les physiologistes. II suffit de voir la tête tomber en: avant chez l'enfant qui s’endort, pour en être certain. » (Ombredanne.) Cette tendance à la chute de la tête en avant explique non seu-
lement la localisation des lésions et le mécanisme des
déplacements ultérieur, mais aussi, nous allons le voir,
les premières manifestations radiographiques.
” On admet, depuis les plus anciens auteurs, que les articulations atlo-axoïdiennes sont les plus fréquemment atteintes. Ce ‘sont én effet les plus mobiles, Les lésions n'y ont rien de caractéristique, mais les déplacements y sont précoces et constants, Déjà Malgaigne, en 1862, insistait dans ses « Leçons d’orthopédie », sur la fréquence des luxations vraies et la précocité des pseudo-luxations.
S à | La radiographie est venue prouver le bien-fondé de ces conceptions, et montrer que ces déplacements sont encore
plus précoces que l'anatomie pathologique n'avait permis de le supposer,