‹ Le Diagnostic Radiographique Précoce Chez L'EnfantChapitre 16 sur 25 · CS · texte numérisé non relu

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L'examen des pièces anatomiques vérifiait déjà cette notion bien assise qu'il s'agit plus fréquemment au début d'ostéo-arthrites tuberculeuses que d'ostéites. Ici, plus que dans toute autre ostéo-arthrite, le début peut être supposé le plus souvent articulaire. Sans méconnaître cette loi générale qui veut que le début d'une ostéoarthrite bacillaire soit plutôt synovial chez l'adulte et osseux chez l'enfant, nous pensons que, chez ce dernier l'atteinte articulaire est la première à s'inscrire sur un cliché. On peut donc se cômporter pratiquement au point de vue radingraphique, comme si elle précédait l'apparition de toute altération osseuse. Peut-être existe-t-il des lésions primitives isolées du corps de l'axis et de l'apophyse odontoïde, mais on peut considérer utilement que, chez l'enfant du moins, les signes cliniques du début répondent toujours à l'évolution de lésions articulaires, primitives ou secondaires, et atlo-oxoïdiennes le plus souvent. Il est donc logique d'en rechercher, dès cette période, la traduction radiographique.

On trouve un peu partout cette opinion émise encore par des spécialistes avertis, que la radiographie ne donne que de faibles indications à la phase d'arthrite primitive.

Et de fait, deux seules épreuves négatives, face et profil,

n'autorisent pas à rejeter le diagnostic d'ostéo-arthrite

tuberculeuse, On sera souvent appelé par la clinique à faire plusieurs examens successifs à intervalles déterminés. Mais nous pensons que bien des lectures de clichés ont été considérées comme négatives, qui, faites avec plus de méthode, avec une connaissance plus approfondie de la technique et des possibilités radiographiques, eussenf

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pris, au contraire, une valeur pronostique inestimable, avant l'apparition du premier symptôme clinique de certitude. Quelles sont donc les précisions que l'on peut attendre chez l’enfant d’un cliché précoce, pour lui accorder sa vraie valeur ?

Ilest classique de décrire au Mal de Pott sous-occipital une période clinique de luxation lente qui répond à la phase destructive d’ulcération. La radiographie peut la suivre et l'expliquer pas à pas. Elle montre que le stade de glissement pathologique, qui suppose des lésions déjà avancées, est précédé d’un mouvement de bascule sans luxation, d'une inclinaison simple de l’atlas sur l'axis en avant. Cette inclinaison apparaît de façor très précoce et semble être chez l'enfant un phénomène constant dès les premières manifestations cliniques.

Ce signe radiographique est d'autant plus intéressant qu’il ne semble pas correspondre à une lésion anatomique profonde et qu'il est de constatation facile sur les épreuves de profil. Il aurait, aux dires de M. Galland, une « valeur séméiologique considérable ». Nous avons pu en observer quelques cas très nets analogues à ceux de nos observations, dont les radiographies sont contemporaines d'un torticolis suspect apparu depuis quelques jours seulement.

Comment convient-il done de rechercher ce signe dès le début de son apparition ? Sur une épreuve de profil, centrée suivant les principes que nous avons indiqués et où s'inscrit la totalité de la colonne cervicale, nous avons vu que l'ombre de l'arc postérieur de l'atlas était normalement parallèle à celle de l'apophyse épineuse de l'axis.

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