‹ Le Diagnostic Radiographique Précoce Chez L'EnfantChapitre 20 sur 25 · LAS AS · texte numérisé non relu

LAS AS

core faut-il très bien connaître, pour oser l'affirmer, l'aspect normal de l'atlas et de l’axis avant leur stade d'ossification complète. Nous en avons rappelé les caractères radiographiques et signalé leurs variations.

Les clichés de face deviennent beaucoup plus instructifs dès qu'apparaît la plus légère inclinaison latérale de

l'atlas sur l'axis. Elle traduit toujours un certain degré

d'effondrement d’une des masses latérales de l'atlas et

prend de ce fait une valeur pathognomonique.

La physiologie nous a appris que l'inclinaison latérale

de la tête est de mécanisme presque exclusivement cervi-

cal. Si elle utilise le jeu très limité des articulations occi-

pito-atloïdiennes, elle est inexistante entre l'atlas et l’ axis. Il en résute que, quelle que soit la position de la tête, l'ombre de l'arc antérieur de l'atlas demeure toujours rigoureusement perpendiculaire à celle de l'odontoïde. La constance de ce rapport permet de considérer le premier

stade de sa perturbation comme un signe radiographique assez précoce. Si l'une des masses latérales de l’atlas n'est

pas encore assez nettement écrasée pour que la radiographie soit explicite à son niveau, dès que la ligne joignant

le milieu des ombres trapézoïdales latérales cesse d’être: perpendiculaire à l'axe de l'odontoïde, on peut prévoir

que l'effondrement ne tardera pas à s’accuser. Une réserve s'impose cependant en présence de ce dernier signe. Nous

venons de lire avec grand intérêt la thèse du docteur!

André Delahaye déjà citée. La possibilité signalée par cet auteur de troubles de développement dans l’un des noyaux d'ossification des vertèbres, serait susceptible d'expliquer certaines déviations rachidiennes, On peut admettre que

___ l’asymétrie des masses latérales de Fatlas pourrait excep- 24 tionnellement reconnaître cetle pathogénie. Aussi ne peul- Re . oùlui accorder isolément une valeur séméiologique potti- Ex que, que si la clinique vient en confirmer l'hypothèse.

: À = Nous tenons à terminer sur cette remarque et à l'éten- Æ dreà tous les essais dé-diagnostic radiographique précoce. pe La précision en quelque sorte géométrique.des signes que 4 nous avons indiqués, leur nelteté sur des clichés méthodiquement interprétés, ne doivent pas nous faire perdre | de vue qu'ils ne prennent toute leur valeur séméiologique 14 qu'avec l'accord des résultats d’un examen complet. Les L. __ antécédents, le syndrome pottiqué sous-Gccipital quand il

L. existe, les épreuves de laboratoire, doivent prêter aux À rayons X leur mutuel appui. Peut-on s'entourer de trop

#4 de certitudes quand il s’agit d’un tel pronostic et des con-

ne. séquences thérapeutiques qu'il comporte ? Nous espérons #4 à avoir montré que la radiographie peut donner d'emblée à Ee cette grave responsabilité les plus précieuses garanties, Es - indéniables et qui restent.

Le cadre des affections osseuses chroniques du râchis s "élargit chaque jour par dissociation progressive. Peu à peu s'individualisent des entités cliniques dont beaucoup

évoluaient naguère sous des minerves de pottiques ! Les __ malformations vertébrales fréquentes chez l'enfant, spondylites infectieuses, rhumatisme vertébral chronique, ostéo-arthrite vertébrale syphilitique, épiphysites vertébrales… et d'autres qui naîtront, possèdent plus où moins leurs localisations sous-occipitales. Chacune aura. bientôt, . si ce n'est déjà, sa personnalité radiographique nettement définie. Un bon cliché précoce est aujourd'hui l'un des

meilleurs éléments du diagnostic différentiel. On doit en À 4 espérer beaucoup; mais aussi savoir penser quelquefois S comme le professeur Broca pouvait encore écrire il ya quelques mois, au sujet d'un cas, dans son dernier ou- ee vrage : « .…Au débnt je croyais ä un mal de Pott; Poncet FA aurait eo sans réserves à un ‘rhuniafisme tuberculeux; | L j'aime mieux dire aujourd'hui que j hu la nur D) a

mal. » ” de

| Observations

OBSERVATION I (résumée)

Page 1