AIR
Voici l'instant où nous allons entendre Un récit, dit-on, merveilleux...
A l'inlérêl qu'à vous nous devons prendre, Se Joint encore un désir curieux !
TN VALET, annonçant.
M. le joaillier de la couronne d'Autriche.
tous.
Ah!...
GUSTAVE, avec surprise.
Ciei:...Muller!...
HELDINGER.
Vous le connaissez?...
GUSTAVE
C'est le joaillier de Vienne , chez lequel modeste apprenti....
HELDINGER.
Ah!... diable!... monsieur...] j'avais écrit a M. Neuhmann.
MULLER
3Ionsicur Neuhmann ne pouvait guère se rendre à vos désirs, monsieur... vu qu'il est mort depuis près de trois ans, et c'est moi qui lui ai succédé... Comme vous avez écrit au joaillier de la couronne, j'ai cru devoir me rendre a vos ordres, après avoir pris ceux de l'empereur.
Monsieur, soyez le bienvenu... et permettezmoi de vous présenter ma fille et monsieur le comte de Falbourg, mon gendre.
MULLER
Oh !... je connais monsieur le comte depuis longtemps !
GUSTAVE, bas.
Monsieur Muller !...
MULLER
Nous avons fait quelques affaires ensemble... (A part.) Je pourrais même dire que je lui ai donné , dans sa jeunesse, plus d'une schlague paternelle... (Haut.) Monsieur le comte de Falbourg pourrait-il me donner des nouvelles de Wilhelmine?...
GUSTAVE
Oh! de grâce... monsieur Sluller!
AMÉLIE, à paru Que lui dit-il?...
heCdiwger.
Il y a long-temps, je gage... que vous n'avie;? vu monsieur le comte et vous ne vous attendiez pas...
HULLEB.
Oui... qu'un jour je reviendrais à Nuremberg tout exprès pour lui acheter un diamant de trois millions... et signer son contrat de mariage avec la fille du plus riche banquier de l'Allemagne... GUSTAVE , bas.
Quand vous saurez, monsieur Muller...
MULLER
La première chose que je veux... que je dois apprendre... c'est la manière dont monsieur le comte est devenu propriétaire d'un pareil trésor... la dignité de la maison que je représente...
heldinger.
Ce désir me parait très raisonnable... très na-
<-dr-