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Il semble que le moyen le plus sûr de limiter les dégâts consisterait en l’incorporation aux produits
insecticides, d’un répulsif capable par son goût ou
par son odeur d’éloigner les abeilles sans nuire tou-
tefois à l’efficacité du produit actif, mais dont l’ac-
tion serait aussi persistante que la sienne. Malheureusement, le sulfate de nicotine et tant d’autres qui ont été essayés ne répondent pas à la question, et le dilemne posé par PIETTRE est toujours en suspens: « Faut-il conserver les ruches en négligeant les plantes, ou soigner les plantes en sacrifiant les abeilles. » Il semble que pour l'instant, les apiculteurs risquent d’être les moins forts et de se voir réduits, par exem-
ple, à organiser leurs mouvements de transhumance
de façon à fuir, à l’époque critique, les régions où
le D. D. T. est employé sur les plantes.
Les insectes entomophages défenseurs de l’agriculture : Mouches, Tachinides, Hyménoptères, Bra-
conides, Chalcidides courent évidemment les mêmes
risques que les abeilles.