TOMB I
110 BORVS, BOUA, B01I1IH.
FauTely averti qu'on en Toulait i sa liberté , avait prie M. Bonus de le oacber quelque temps chez lui , en attendant qu'il pût trouver les moyens de franchir la frontière avec sécarite.
— « Pour qui me prenez-vous? s'écria M. Bonu8)la voix tremblante d'indignation.Je sui^bon, il est vrai , l'humanité^ la sensibilité sont i mes yeux les vertus suprêmes, mais l'honneur, l'inflexible honneur avant tout. Qu'y a't-ii de commun entre nous , monsieur ? entre la révolta et la soumission, entre les complots et la droiture? je vous ai accueilli, dites- vous.. • mais j'igno* rais vos desseins coupables ; je ne voyais en vous qu'un homme , un de mes semblables ; si ma bonté m'a entraîné peut-être trop loin ,. . • ce n'est pas un motif pour que je me rende Totre complice. » —
Fauvel à qui le malheur avait donné quelque dignité , lui reprocha rertement les aduli^tiona qu'il lui avait prodiguées, quand il croyait sa protection efficace. Bonus le mit doucereuse» ment à la porte , puis se plaça en embuscade pour savoir où il irait en le quittant.
Le temps pressait. Fauvel , dont l'affaire était
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beaucoup pkis grare ^a*oo n^anmit pu le soupçonner et qui respirait déjà ayee effroi Fodeqr du saDg et del'ëchafaud , Fauvel recourutà Auf* richtigauquel il confia tout le péril de sa positios. Ainsi en fac0 de ta guillotine , U ne lui parut plus ni ridieule, ni même trop coupable. £n effet, ce qu'il y avait de meilleur dans Fanvel avait pris le dessus en ce moment terrible.
C'était une eau bourbeuse sur la surface de laquelle on avait fait monter quelques paillettes d'or en Tagîtant.
Aufiricbtig lui ménagea une cachette dans sa bibliothèque et se chargea lui-même de sa nourriture^ Mais il n'eut pas le loisir de s'acquitter long-temps de ces soins charitables.
M. Bonus, au moyen de son espionnage, s'étant assuré queFauvel demeurait chefe AuFrichtig, en ressentit une satisfaction extrême. Il adressa une dénoiaciation au procureurgénéral et prévint le brigadier. L'ordre 4e s'emparer de Fauvel Ait expédié. Des sbires cernèrent la maison d'Aufrichtig^ Bonus était) iBur sa porte , feignant d'ignorer ce qui allait avoir lien et le visage plaqué de cinq ou six couches de commisération très-propres è attendrii^.
It9 Bons, BOHA, lOllUl.
Tout d*iiB coup Fan entendit rexploflkm d*on pistolet»
C'était Fanvel qm, sur le point d'être prie, . avait prëiîérë t'èCer la vie.
On tira son cadaTre de la maison et on le traîna par les pieds devant M. Bonus* Aufrichtig saivait entre deux gendarmes qui loi savaient mis les menottes.
M* Bonus dëroola son monehoir aveo précaution pour ne point le chiffonner et pamt verser des larmes.
U aurait dû pleurer en effet , l'homme dont il avait oausé la mort était son fils , «on fils naturel, que, dès le berceau, il avait abandonné aa vicjQ et a la misère. Il est vrai que Jean-Jacques avait mis les siens aux enfans-trouvés, et que le bon Lafimtaiue ne connaissait pas mieux son fils que ses affaires !
Quelque temps après il reçut un morceau de parchemin qui lui permettait d'appendre à sa boutonnière un ruban de je ne sais quelle couleur ^ plua, une étoile d'argent émaiUé.
De son c6té Aufrichtig convaincu de trahison ^ de scandaleuse démagogie, futcoudemnéa . we longue détention.
B0IIV8, BONA, BOinJM. lU
Os Font bien mérite , condat alors la sagesse par excellence 9 ropînion publique.... Ils l'ont bien mérité, l'un si bon ! l'antre si méchant !..^
By thepriekiDgofmythambi I Someihing wicked tliis way eonM.
I Shakspbare.
I Quel tounnent de traîner des jours tissui d*alarinot ,
De ne plos voir d*objets <[iû noos offirent dei charmes » Dete lever le niiit densdliorribles transports , Sans pOQToir de son sein arradier le remords !
Ducu.
I Oui , moi-m4me je hais les erimes quC)'iaspirc.
Là HABr£.