‹ Le dimanche (volume 2)Chapitre 27 sur 29 · AV1US KV CHAPEL · texte numérisé non relu

AV1US KV CHAPEL

P. 16. Ausêi mal en p<nnt ^pie Lanval.

De U maisnit la Eoi fii, Mail sun «Toir ot dexpeadu.

Car la Eoi rien ne li duna.

Ne Lanvax ne li demanda.

Ces cfaatre yen «ont tirés du Lai de Lanval , dont Lcgrand d'Aussy a donné un extrait et que H. de Roquefort a publié en original. Ce dernier pense que Marie de France qui le composa, était bretonne , mais on a déduit dans les Archives historiguee des Pays-Bas, les raisons qui portent à croire qu'elle était née sujette des comtes de Flandre.

244 nOTES.

P. 10. Un payé aà les homme» vivent dans des tanières...

Ce n^est pas d'aujourdliai , on le yoit^ que la Belgique a TU calomnier par les étrangers ses mœurs , son histoire et jusqn^à son climat. Cela est d^autent plus fâcheux, qu^elle n^a pas toujours rencontré des défenseurs aussi forts de raison et d'esprit que H. Ph. Lesbroussart«

P. 20. Un homme qui a cru s*honorer en sHnscrivani parmi ceux qui en brassent,,.

U est singulier que les Français s^obstinent encore à faire d^ArtcTelde un brasseur , malgré les preuTCS qu^on leur a administrées contre cette assertion qui tend à dénaturer le caractère des troubles de Flandre au 14e siècle. V Encyclopédie des gens du monde, Pouvrage le plus récent en date , répète cette erreur , re- IcTée il y a long-temps par H. Cornelissen, et dont H. d^Arlincourt a fait la base de son roman du Brasseur-Roi. Le noble auteur deyrait bien nous dire où il a pris que Revart ( lisez Ruward , mot à mot , gardien de la tranquillité) signifie Rm citoyen!

P. 33. Le joli fabliau composé par mon vieux camarade

Henri d'Ândeli,

L^original est dans le reoueil de Barbazaix et la traduction en prose dans celui de Legrand d*Anssy.

P. 43. Cette barbe de satyre., *»

L'un des pamphlets dont on fut inondé au dix-huitième siècle , ce siècle incrédule et anti-religieux , est intitulé : Essai sur l'histoire naturelle de quelques .espèces de moines , décrits à la manière de' Linné, La description du franciscain commence ainsi : Sans barbe, la tête rasée. On connaît de plus : La guerre' séraphique ou histoire des périls qu'a courus la barbe des cctpucins par les violentes attaques des cordeliers. On se rappelle également le mot de cet enfant qui prenait un cordelier pour la femelle d^un capucin. Hais , dans le principe , tous les franciscaina ne renoncèrent pas à la barbe \ ce qui suffit pour justifier Marsilius Brunck.

P. 69. L'ouvrage d'un enchanteur ou de Vêlant...

Nous nous réjouissoBS d'avoir Toccasion de citer ici la dissertation sur Veland le forgeron , de notre ami H. Depping, l'un des hommes qai savent le plus de choses et de choses neuves et singulières. Il a eu cette fois pour collaborateur H. francisque Michel, jeune philologue plein de goût , qui avec H. Paulin Parts , a déjà rendu de si importans services à la littérature française du moyen âge. — Il ne parait pas, pour le dire en passant , que ces écrivains , qui citent d'ailleurs VEdda de l'édition de Hagnusen, aient eu entre les mains la troisième partie de cet ouvrage , dans laquelle

pp. 850 — 860, il y a une longue et curieuse note sur Vêlomt, Veland, Vôlundr^ etc.

P. 66. Priam, chef dé la maison royale de France...

Nous recherchons, dans un mémoire exprès, Porigine de ces traditions troyennes.

P. 76. Réciis.

Le fonds de cette narration est Trai. Voy. Nouvelles archtpes historiques des Pays-Bas , t. V, p. 342 , et notre Supplément à Vart de vérifier les dates , p. 300.

P. 87. Et tous ses desoendans adoptèrent depuis pour cri d^armes , les mots : Gatrk au cbapkl.

La terre de Gavre était une dea cinq anciennes baronnies du comté d'Alost, qu'en français on appelait verges^ en flamand roeden. Elle fût possédée autrefois par la maison de Laval , ensuite par oellc de Luxembourg , puis par celle d'Egmoad. Béatrice , dame de Gavre , de Herendre et de Yinderiiout , épousa Gui III , comte de Laval en Franoe, lequel mourut en 1333.

La terre de Gavre demeura dans la maison do Lavad jusqu'à Tannée 1476 , que François, comte de Laval , la vendit à François de Luxembourg, sire de Fiennes et de Sotteghem , revêtu du collier de la Toison*d'Or en

1401 , et créé par Charles-Quint , premier comte de Gavre. Sa sœur et son héritière Françoise de Gayre^ épousa Jean II d^Egmont.

Au reste, les Gavres paraissent avec éclat dans Thisteire , dès les temps les plus reculés. Le nom de Rasae semblait être affecté à cette famille , dont Aubert Le Mire rapporte plusieurs diplômes et à qui appartint la charge de houteiller de Flandre. La maison primitiTC de Gavre , a subsisté jusqu^à ce prince de Gavre qui mourut à La Haye , grand->maréchal de la cour des Pays-Bas, et président de Facadémie des sciences et belles-lettres. Il descendait de Rasse , sire de Gavre , de Chiéyres , de Liedekercke et de Boulers, dit le glorieux chevalier, pair de Hainaut et grand -écbanson héréditaire de Flandre , qui fut fait prisonnier à la bataille de BouTÎnes en 1214 et avait épousé Sophie , fille de Godefroi II , sire de Bréda. Un de ses successeurs Guillaume de Gavre, dit de Hérimez, sire de Steenkercke , veuf d'Isabeau d^Enghien , fille de Yautier III , sire d^Enghien , et d^Isabeau , comtesse de Brienne et de Liches , duchesse d^ Athènes , épousa en 1406 , Jeanne de Berlo , qui lui apporta la terre de Frezin , en Brabant.

Le dernier prince de Gavre à qui Ton ne pouvait reprocher qu^une excessive vanité , avait des «eotimens nobles et un esprit cultivé. Il représentait parfaitement, à la morgue près, un grand seigneur d'autrefois. Hassin , acteur comique qui réussissait dans les rôles de marquis , surtout dans ceux de Tufiières et de Honcade , passait pour son frère adultérin.

Imprimé pour la première fois dans le Recueil encyclopédique belge, ayec une désolante incorrection.

P. 118. Façades bigarrées.

La seconde partie «de V Essai sur la statistique du V ancienne Belgique, insérée dans les Mémoires de V Académie de Bruxelles , contient d^amples détails sur Parchitecture des Belges, avant le dix- septième siècle. Le roman de Garin le Loherain, antérieur au XIII^ siècle, présente, à la pag. 107 du tom. 1er de Pédition de H. Paulin Paris , les vers suivans qui font allusion à ces façades sculptées , dont il est parlé dans le texte :

Li seoeclians 4 la fenestre vint

À lui la sache {la tire) , si que toute Tovrit :

Par les entailles toma avant son vis.

L'éditeur explique naturellement le mot entailles, par les sculptures et les ciselures qui ornaient la partie extérieure de la fenêtre.

P. 119. Les frères de la Chambre de rhétorique du livre.. . , Les Chambres de rhétorique de la Belgique , dont

celles de Gand et d^Iprei , passent pour des plus an* ciennes, paraissent à H. N. Gornelissen une imitation des associations littéraires de l'Italie avec laquelle les habitans des Pays-Bas entretenaient des relations suivies dès les temps les plus reculés. H. J. -C.-E. Van Ertbom n^y Toit qu'une contre-épreuve de nos jurandes , confréries et corporations armées.

Une histoire complète de nos chambres de rhétorique serait digne de la plume d'un écrivain de goût et d'érudition. En attendant qu'on l'entreprenne , voici les renseignemens que l'on peut consulter :

Géiu&B. Notice historiette, etc., pp. 152 — 200, du Mémoire de M. De la Sema Santander , sur la bibliothèque de Bourgogne.

E.-H.-F.-J. De VrvAAio. Réponse à^uu ami qu^deman^ dait des èclaircissemens sur une célèbre académie qu'il y avait eu à Malines au Xll^ siècle et sur l'époque des constitutions des chambres de rhétorique de la même vUle , 1787 , in-8o.

- W. Kops. Schets eener geschiedenis der Rederykeren , dans la 2« partie des Verhandeling, van de Maatsch, der JVed, letterk.y te Leyden, 1774, in-4o.

n.-G. Laurschtskn van Eitthch. Beknopte geschiede^ nis van de Middelburgsehe rhetorykkamer : Hbt iiont- Kin JssBB. Ibid. , 3e d. , !« stuk , 1819.

J.-G.-S. Yâh EaiBOM. Gêschiedkundigê aentêêkëning, aengoênde de S^^Luctu-Gildê , 0» 4e redêrykkamgn van de Oiyftak, de Violieren en de ChudUoem, Antw. , 1806 9 in-8û,— e« druck. Aid., I8ad, 10^.

— Ls HÈxi. Recherchée historiqnee eut l'académie d'Anvers j (ayec une liste de» chambres de rhétorique de la Belgique, diaprés K.ops). Brux., 1814, in-12.

Dans le Cotai, der IM. van de Maatech, der N'ed, leUerh. , te Le%den,lS!è9 , il 7 a , pp. IM— 127 , une liste de quelques compositions de Rederykers , au nombre de 18.

Le catalogue de la bibliothèque de M. Hye Schoutheer, Tendue à Gand en janyier 1833 , indique sous le n» 684, un recueil de pièces relatires à 12 chambres de rhétorique de Gand et d^Ipres.

Enfin K. Siegenbeeck , dans son résumé de Vffistoire de la littérature dee Pays^Bfis, traduit par H. Lebroquy , fournit quelques détails sur l'organisation de ces espèces d'académies.

Nous ayons sous les yeux Pacte d'institution et d'érection de la chef-chambre de rhétorique de Halines, donné par l'empereur Maximilien et l'archiduc Philippe en 1492, confirmé et amplifié par le dernier en 1606, confirmé en 1607 par le même empereur et l'archiduc Charles, enfin confirmé par Xarguerite d'Autriche en 1511, et par Maximilien et Charles en 1512. Cet acte

HOTES. Mi

et •€• eonfirmttkms sont en flamtnd et inéditt. Ils •ont tiré» ihane eopie qm est à le bibl. de le Haye , et qui a été prite siir im registre en percliemm de la oliaflBbro de la pi09inê à Halines.

P. 122. Martres singerêêses,.:

Harsiliiu Bnrnck a «Bpnmté le* paroles aenlignéet à Rabelais | dont il atait commencé par faire trèspeu de cas et qnUl avait fini par Ure et relire atee un plaisir extrême. Foy. au surplus dans le Dictionnaire de la conversation son article Cour ^fous de ).

P. 128. Simon le Oyrenéen,.,,

Cette tradition du Juif errant est une deê plus singulières et des plus uniyerselles du moyen âge. Elle n*a pas cessé d'atoir cours en différentes contrées et la poésie Ta mise plus d'une fois en œuvre.

Gosthe dans ia jeunesse avait projeté une grande épopée sur le sujet populaire du Juif errant, dont il dit n*avoir écrit que quelques fragmens. ->— Dans la ontième livraison du Magasin pittoresque , on a traduit une pièce du poète allemand Shubart , intitulée ; jihasterus, ou le Juif errant; une tragédie allemande de Gustave Adolphe, lui donne un rôle et Béranger a chanté ce mystérieux voyageur, dont M. Quinet a mis récemment le nom en tète d'un drame

mythique. — Un grateur appelé Ahatveriu Van Landfeld ou Londersel, a fait. des planches pour les Navi' cations orientales.

Les paysans de la Furca , racontent que cette montagne est le passage habituel du Juif errant , lorsqu^il se rend de Tltalie en Trance , seulement la première fois quHl la franchit , tous diront-t-ils , il la trouva cou- Tcrte de moissons , la seconde fois de sapins et la troisième de neige. — H. Gaignies qui , en 1812 , a fait comparaître le Juif errant sur le théâtre de la Gaieté, a jugé à propos de Pappeler Samuel Iglouf,

P. 124. Petit Jehan de Saintré,..,

Petit Jehan de Saintré , sans doute un des ancêtres du personnage qui figure ici , est le héros d^un joli roman d^Antoine De la Salle , roman dont Brunck ne consultait pas ses intérêts en rappelant le souvenir. Quant il Vabhè de-peu-de-sen» , nous ne serions pas surpria s^il avait été indiqué à notre ami , par un passage de la chronique de Jacques Du Clercq, où il est question d'un malheureux, brûlé à Arras, en 1450 , comme vau-

dois. M Jehan Lavite, dit Vahhè de-peu^de-sens y

)> estait de l'âge de 60 ou 70 ans , et estoit peintre et » estoit bien venu en divers lieux , pour tant qu'il es- » toit rethoricien , et faisoit chants et ballades et les 1) disoit devant les gens, et par especial, avoit fait w plusieurs beaux dictiers et ballades à l'honneur de

M la glorieuse Vierge Marie , et par ^ce , plut ieors gens it rayoient bien chier.... n LiY« X, ch. 4. Tieck n^a la» oublié non pins ce poète dans ton Salhai des sorcières , calqué sor Du Clercq.

P. 126. M. De Viennois...

On a inséré- dans la collection de rAcadémie de Braxelles , un mémoire sur le séjour de Louis XI, alors dauphin , aux Pays-Bas. On peut y joindre comme appendice , une pièce transcrite par Galliot et qui a trait à une excursion que le dauphin fit à Namur , le 7 juillet 1456. La dauphine ( dont , par parenthèse , la nou- Telle de Brunck ne dit mot) , y arriya le 10 suivant. C'est un extrait des archives municipales. •

u Soit mémoire que très excellent et très puischant prinche , H^ Loys , dauphin de France , arriva en la ville de Namur, le tu^ jour du mois de juillet, Pan mil IIIIc et LYI, et avec lui, en sa compagnie, M. le Marisalde Bourgoigne , M, de Mont-Alhain et autres seigneurs de sa compagnie, et fut logié à Thostel de M. le comte de Porcien , seigneur de Croy , emprès Téglise de Saint- Albain, et le lendemain yup jour dudit mois, allèrent devers lui , M. le souverain bailli de la comté de I^amur, maistre Jehan FOrphevre, lieutenant de mondit seigneur de Croy, président du conseil à Luxembourg , et autres conseillers et officiers de M. le duc de Bourgoigne et de Brabant , comte de Ifamur , et les maires , escheviens , éluz et autres des notables bourgeois de la TOME I. ^2

254 KOTES.

ville; et illeeq ledit maistre Jehan rOrpbeyre, porta la parole de par Hc^ dettsas nommés à mondit seigneur le dauphin, en lui bien Teingnant de sa joyeuse venue^ et en lui offrant tous services et plaisirs qu^ils poroient faire selon leur possibilité, etc. , et lui fut présenté de par ladite \ille de ITaraur , un bueuf , ti moutons et une pièce de vin; ce que ledit M^ le dauphin de sa grâce reçut bien agréablement, disant si ladite ville avoit à faire de lui , il feroit plaisir à icelle , et disant aussi quUl se loueroit à son bel oncle H. le duc de Bourgoigne , de ce qui lui avoit esté ainsi présenté de par sa bonne ville. »

Suit la réception de la dauphine. En 1468, à Tépoque de la guerre contre les Liégeois , Louis devenu roi , visita Namur à la suite de Cbarles-le«>flardi; et Gaillot mentionne encore cet événement quUl n^a pas mis

néanmoins à sa vraie date. Iliatoire géuérale de

Namur, V, 16, 17, 18, 23, 24.

P. 126. La célèbre université de Lonvain,,..

L^histoire des commencemens de Puniversité de Louvain a été exposée en une suite de mémoires imprimés dans le recueil de V Académie de Bruxelles. On y trouve rindication des auteurs à consulter sur cette grande institution littéraire dont il ne reste aujourd'hui quVne ombre.

Cette université , tant célébrée , était bien déchue vers les derniers temps , malgré Téclat qui entourait

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