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ses premiers dont nous avons décrit le triomphe dans la première livraison du second volume du nouveau Messager des sciences et des lettres. Ces primi, en effet , ne devaient , la plupart , leurs succès qu^à Thabitude de répondre sans hésiter sur quelques subtilités appelées matières de promotions , et auxquelles lis comte de Cobentzl et K. de Neny j qui en sentaient le vide et le ridicule , essayèrent de substituer des connaissances plus relevées , plus solides , plus en harmonie avec les progrès de Pesprit humain. Une lettre du président de Neny , conservée aux archives , à Bruxelles , met à nu , par exemple, Pabsurdité de la méthode adoptée pour enseigner la géographie en séparant les continens des îles , ce qui rejetait les articles de TAngleterre et de la Sicile après ceux de TEurope , de PAsie , de PÂfrique et de l'Amérique.
II faut être juste pourtant. L'université de Louvain montra généralement dans les disputes théologiques plus de modération et de sagesse qu'il n'appartenait à une corporation privilégiée. On ne voit point qu'elle ait exercé de persécutions marquantes , quoique la philosophie n'y tint qu'une place imperceptible ; en outre le zèle avec lequel elle défendit , dans certaines occasions , le pouvoir temporel contre les prétentions ultramontaines , mérite de fixer l'attention. On se rappelle qu'en 1824 et 1826 , on institua dans le parlement britannique une enquête sur l'état de l'Irlande , où l'on reproduisit la réponse faite par nos théologiens en 1788, aux catholiques anglais, touchant l'autorité du pape.
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Il s^agissait de savoir : l» si le souverain pontife , lea cardinaux , aucuns corps ou individus , faisant partie de Péglise de Rome, exerçaient de droit aucune autorité , pouvoir, juridiction ou prééminence civils quelconques dans Tempire britannique ; 2o si le pape', lea cieirdinaux , aucuns corps ou individus , faisant partie de Péglise de Rome, pouvaient, sous quelque prétexte que ce fût , délier les sujets de ce royaume de leur serment d'allégeance ^ 3o s'il existait enfin dans la religion catholique une doctrine d'après laquelle le catholique fût dispensé , comme homme public ou comme simple particulier, de garder sa foi envers les hérétiques ou autres individus professant des opinions religieuses différentes des siennes. La réponse datée du 18 novembre 1788, et motivée d'une manière remarquable, fut négative sur tous les points.
Avant Pinvasion française , la théologie , le droit et la médecine étaient seuls enseignés avec quelque succès. £n 1788 et 1789, l'empereur Joseph II, dont les innovations soulevèrent surtout le clergé, fit voyager le professeur Lambrechts en Allemagne , et le chargea à son retour, d'enseigner une matière jusqu''alors négligée à louvain , savoir : le droit naturel , le droit public et le droit des gens. Ses cahiers sont à la bibliothèque , où son légataire , H. Boutrepont , les a déposés. Quant & la médecine, le nom de Réga qui s'est rencontré en plus d'une occasion avec l'illustre Broussais, prouve qu'elle n'était pas cultivée sans honneur, malheureusement elle était presque entièrement