S LETTRE A H. FÉTIS
vers latins de Ph. Brasseur, en ses Stfdera illuë" trium Hannoniœ scriptorum sur Philippe du Mont , qui ne s'est jamais appelé Philippe Mons , comme tous dites , Jossequin des Prés et Roland de Lassus. A œtte occasion , j*aî rapporté, d'après G. J. de Boussu , que le dernier donna lieu à cette exclamation admirative quel Orlande ! dont les Montois , suivant lui , se servaient pour signifier un divertissement extraordinaire.
Le citandi pruritiM qui s'est emparé de moi me force à mettre sous vos yeux un passage des Rea Flandricœ de notre bon chroniqueur Jacques de Moyer, pour lequel Je professe , en mon particulier, wie si haute estime. Il y fait ressortir le talent des Flamands pour la musique et vante Alexandre { Agricola ) chanteur de Philippe<-le- Beau , Pierre De Vicq , chanteur de Charles* Quint , Adrien Willaert de Rousselaer et non de Bruges , ainsi que vous l'avancez , chanteur du roi de Hongrie ^ Thomas Martin et ses frères Pierre et Jean , d'Armentières , enfin l'organiste Jacques l'Aveugle de Bruges. J'en viens aux termes mêmes de mon vieil ami , car vous n'êtes pas homme à vous efiaroucher d'un peu
xxms A M. vtnn. tm
de latin* « Féconda insnper genitrix est Flan- » dria laadatîssimomm cantomni. Si qnidem » Tocam nobilitate qnftcamTÎs christiani orbis » gente certare potest. Testes sont Alesandêff » naper Philippi princîpis cantor, Peirus ^t- )» canus y cantor maximi principis Garoli, Adria- » nus PF'iiiardua, Rosilaria oriandas , cantor n regîs Ungariœ , Thomaê Martinus , cnm fra- » tribus Petro ac Jeanne patrià Amiientarius.: » monachos nnnc ( 1531 ) , ut andio , Carthu- » sienÂs in Ambianis. Yolgas in factitandii » patrie sermone rithmicis cantilenis mirant se % prœstat artificem , licet non injuria quidem .» ab Erasme taxentur, qui lasciviam illis inter- » roiscere soient. Inter bydraulas rerb j dictes » Tulgo organîstas , celeberrimam obtinet fa- » mam Bnigis ad Virginia Jacobus Cmcuê , ab 1» oculoram labe cognomen sortîtus. »
Les œuvres manuscrites de Jérôme Busleyden , conservées à la bibliothèque de Bourgogne , et qui , loin d'être aussi intéressantes qu'on pourrait le supposer , n'offrent presque rien qui soit digne d'attention, contiennent ces lignes sur Charles l'aveugle , de Bruges : « Mitto ( Sylvio n suo ) pœana deiparae virgini dicatum ^ à Ca-