I.E DINEH D] - GENS DE Mil RB
L'apparition dans 1» salle des de ces
recrues illustres. Ce n'était nullement, ni d'un côté ni de L'autre, par jalousie «le métier, non, certes : mais c'est que les * illustrations », les
« panaches ». passaient pour ue pas l'aire grand' chose an Comité, ne venir que très irrégulièrement aux réunions hebdomadaires du lundi. Laisser volontiers toute la besogne a Leurs coller
5, et se contenter d'apporter, eux, l'éclat et le prestige de leur nom. Il en est même parfois, diton, qui s'imaginent être « panaches », afin de se permettre cette même désinvolture...
Avec Emile Zola, nom célèbre et retentissant entre tous, on n'avait pas à redouter de ces marques d'indifférence et de sans gêne, ou du moins, si telles craintes se produisirent chez quelques-uns. elles se dissipèrent vite.
L'auteur des Roug on- Mac quart est entré dans la Société des gens de lettres le 9 février 1891 : il y fut reçu exceptionnellement, et. ce qui n'a lieu que pour les membres de l'Institut, sans lecture préalable d'un rapport sur sa candidature suivi
d'iii. scrutin secret : on le nomma par
acclamation et à main levée, à L'unanimité.
Quelques semaines plus tard, dans la séance de générale du dimanche 5 avril 1891, il était élu membre du Comité par 126 voix sur votants, et. le lendemain, le Comité le choisissait pour président.
Dès cette première séance, en prenant possession du fauteuil présidentiel. Emile Zola fit une ration très franche et très nette :
-uis. «lit-il. peu au courant du mécanisme de notre Société : mais je suis animé de la meilleure volonté, et vous pouvez compter, Messieurs, sur tout mon zèle et tous mes efforts. J'espère Lien, du reste, que mon apprentissage se fera rapidement et que vous ne vous apercevrez pas trop de mon inexpérience. J'ai la réputationd'ètre un travailleur acharné et je ferai en sorte de vous prouver que cette réputation n'est pas usurpée. » Pendant quatre ans 0 >. 1892-1893,
',. puis Emile Zola a été
\ , [a Société des gens de lettres, et
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je ne trois pas que, durant ces quatre ann< il ait manqué tr*>i~ séances : même les plus beaux lundis d'été, il abandonnait ses ombrag de Médan et arrivait ponctuellement à deux
heures au siège de la Société, alors rue de la Chaussée-d'Antin. Et cela sans rechigner, gaiement.
« C'est pour moi une occasion de venir à Paris. disait-il. Une l'ois par semaine, c'est peu de chose, et il n'y a pas à se plaindre. »
A cette rigoureuse exactitude et cette puissance de travail bien connue et dont il avait eu raison de se prévaloir. Emile Zola joignait d'autres qualités dont on ne tarda pas à s'apercevoir au Comité.
D'abord « ce don surprenant d'assimilation et de perfectibilité ». que le romancier Duranty, un bon juge et en très favorable posture pour une telle observation, avait constaté dès les débuts de Zola, entre i80Y> et 1870 '. Puis une volonté, une