‹ Le dîner des gens de lettresChapitre 14 sur 39 · Cf. le journal le Voleur, 17 novembre 1887, p. 72-S · texte numérisé non relu

Cf. le journal le Voleur, 17 novembre 1887, p. 72-S

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gens de lettres, et cela d'une façon preaqueabso-

lue, toutes les femmes, qu'elles fussent jeunes ou

s. dames ou demoiselles. Le motif de cette

distante et irréductible antipathie est facile a concevoir, et Zola lui-même nous Ta Indiqué d'avance dans son étude sur George Sand 1 : « Mine Sand. que les obscénités révoltaient. <jue le- moindres allusions scabreuses rendaient grave et fâchée... » Jamais les femmes n'admettront cette théorie, pratiquée pourtant par tous les grands écrivains de tous les temps et de tous les pays, par Aristophane, par Lucrèce, Ovide, Virgile, l'Arioste, Shakespeare, Rabelais, Montai-

1. bans le volume Documents littéraires, p. 211. — On a affirmé, au contraire (et je tiens le fait de M. Camille Pelletan, qui le tenait de son père, et m'a conté la chose précisément dans un banque! de la Société des gens de lettres . que George Sand s'amusait, le soir, au sortir de table, lorsqu'elle recevait à Nohant quelque belle visiteuse parisienne, à faire lire devant elle et ses autres invités, — ou même à la prier de vouloir bien lire elle-même à haute voix, devant tout ce monde, — quelque nédullaire •

chapitre de Rabelais. Quoiqu'il en soit de l'authenticité ou du de cette plaisanterie, George ^and, dans ses livres et en tant qu'écrivain, justifie parfaitement la remarque de Zola, qui se trouve plusieurs fois corroborée par le grand maitre de la critique moderne, par Sainte-Beuve, notamment dans ce passage : « Rabelais a ce que les iemmes, même les moins prudes, ne pardonnent pas ; il est sale, il se vautre gratuitement dans l'ordure ». etc. (Vouveaiu; Lundis, t. IX, p. -m.)

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