‹ Le dîner des gens de lettresChapitre 31 sur 39 · Edouard Montagne, loc. cit., pp. 112 et suiv · texte numérisé non relu

Edouard Montagne, loc. cit., pp. 112 et suiv

i I DINEH DES GENS DE I l i rEES Joi

les trois mille francs nécessaires pour apaiser les réclamations et les menaces de Mme Sand.

Est-ce pour ce motif, en souvenir de cette terrible exigence et de cette insigne dureté de cœur à l'égard de ses confrères, que les membres des Comités antérieurs à ces quinze dernières années ont été presque toujours et presque tous opposés à l'admission des femmes dans la Société? Non, certes ; ils avaient d'autres raisons, des raisons de bien plus de poids que cette mésaventure. D'abord, ils voulaient se garer de la « fraude conjugale » que Gourdon de Genouillac nous a exposée précédemment *, de l'intrusion dans la Société d'un conjoint avec le bagage de l'autre, afin de toucher doubles allocations, secours ou avances, et double pension de retraite. Puis, il faut bien le dire aussi, ils comprenaient autrement que nous la condition sociale de la femme, ils ignoraient ce que nous nommons « le féminisme », ils étaient, en un mot, de leur époque et non de la

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