Voy. Annales du Midi, loc. cil.. Dettes, pp. 38 et suiv
3. Voy. Annales du Midi, loc. rit.. Le sol, l’industrie, etc., p. 404, n. Quatre-vingts ouvriers sont employés à la manufacture de la Terrasse; il y a quatre fabricants de petites étoffes, point groupés en communauté. Les ouvriers sont obligés d’avoir recours à « la charité des fidèles dès qu’ils sont quatre jours malades », et l’agriculture manque de bras; etc. (Arch. Haute-Garonne, C 1925.)
Original from
HARVARD UNIVERSITE
LE DIOCÈSE DE RIEUX AU XVIII e SIÈCLE.
tant plus équitable « que le diocèse participe au payement de celles qui sont dans la province* ». On sent bien que, sous le niveau égalitaire d’une administration ultra-centraliste, toute vie locale et tout esprit public n’ont pas disparu. Bien des choses s’éclairent ainsi pour nous et, en particulier, la résurrection de l’esprit municipal qui rendra, aux jours difficiles de la Révolution, des services si éminents à la cause nationale.
On a quelquefois affirmé, d’après Saint-Simon 1 2 , que la capitation avait été proposée par l’intendant de Languedoc, Lamoignon de Bâville. 11 est aujourd’hui à peu près démontré que si le contrôleur général Ponchartrain, comme le dit encore Saint-Simon, hésita à accepter le principe de cet impôt nouveau, il ne tarda pas à s’y rallier et qu’il consulta, entre autres groupes organisés, les États de Languedoc. Cette assemblée, inspirée par Bâville et par le président des États, le cardinal de Bonzy, archevêque de Narbonne, agréa le projet comme sien 3 et fournit à la déclaration royale les termes mêmes de son préambule.
Voici cette partie, bien connue, de la délibération des États : « ... Faisant gloire d’exciter par son exemple tout le reste du Royaume à se mettre en état de continuer la guerre
1. Voy. les délibérations de l’Assiette, Arch. Haute-Gai onne, C 1916, et les suivantes.