ANNALES DU MIDI. — XVII
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18 LES SIENS PAfRlMO.NIAUX DU DIOCÈSE DE RIEOi*
sénéchal portant allotissement de ces biens. Nombre d’autres cas constituent, sinon une dérogation absolue à l’édit de 1667, du moins une atteinte aux principes qui semblent l’inspirer 1 . La préoccupation qu’ils indiquent était des plus communes à la fin du xviu® siècle, et elle subsiste actuellement*, car la Révolution n’est pas entrée dans la voie du partage, malgré quelques velléités dont le jeu des sécularisations et incorporations de terres, suivies des aliénations qu’on connaît, nous déguise mal l’inefficacité complète 2 . Sans tenir compte des principes économiques qui devaient prévaloir à la fin du siècle, il est permis de penser que la force des choses, — la nécessité immédiate de créer des ressources et l’impossibilité de recourir à de nouveaux emprunts ou d’accroître les charges locales, —dut amener peu à peu un relâchement des mesures rigoureuses primitivement édictées.
C’est sans doute à ces préoccupations fiscales qu’obéissait le contrôleur général Desmarets, lorsque par sa circulaire aux intendants du 29 janvier 1715, il rouvrait la porte à ce procédé administratif, si commode et parfois si dangereux 3 , que constituent les aliénations. Désirant indiquer les ressources des communautés applicables à l’extinction des dettes, il dit textuellement : « S’il y a quelques biens communaux qui puissent être aliénés, sans que les communautés en souffrent