‹ Le Directoire et l'expédition d'Égypte: étude sur les tentatives du Directoire pour communiquerChapitre 17 sur 98 · Corr. de Napoléon, no» 3P59 et · texte numérisé non relu

Corr. de Napoléon, no» 3P59 et

DECEMBRE 1798. 7a

les se répandre dans le public, parce qu'ils :aient disposés à s'en inspirer. On ne pouvait lus en douter : la guerre avec l'Autriche était evenue inévitable. L'armée napolitaine qui nvahissait la République romaine, n'était [u'une avant-garde; le gros des ennemis ne )ouvait tarder à paraître sur l'Adige et sur le îhin. Quelque étendu que fût le théâtre de la ntte, le Directoire prétendait faire tête partout .la fois. Il remplissait la France de préparatifs Qilitaîres et, plein d'un sentiment exagéré de es ressources, fabriquait de ces plans de camagne qui font dévoyer les généraux au lieu de îs guider. Sans le blocus des îles Ioniennes, il irait- peut-être prêté l'oreille au général Meuier qui ne proposait rien moins que de faire isser une armée en Epire, pour marcher par alonique sur Constantinople, et y donner ren-- Bz-vous à Bonaparte qui s'avancerait par la yrie*. Au milieu de cette agitation, très difféente de la véritable activité, on songeait à trouer enfin l'emploi de la flotte de Brest. Sur ce loint surtout les idées du Directoire s'étaient

i. Plus tard, un mémoire semblable rédigé à Ancône par général Belair, fut également soumis au Directoire.

modifiées et, d'elles-mêmes, se rapprochaient de celles de Bonaparte. D'un commun accord on renonçait à Tlrlande : après d'aussi tristes épreuves, la conviction était venue qu'on ne pouvait combattre sur l'Océan. Le Directoire approuvait donc l'envoi de toute la flotte dans la Méditerranée, comme la seule mer où il fût possible de rencontrer l'ennemi en forces inférieures, de trouver des abris et de combiner d'utiles mouvements avec la marche de noire armée, qui devait soutenir en Italie le principal effort de la guerre. Le ministre Brnîx, qui souffrait de voir inactif le département de la marine, se remuait dans le même sens auprès du Directoire. Sur son rapport, il réussit à faire arrêter le 19 décembre que l'armée navale de l'OcéaD serait « équipée, approvisionnée et mise en étal de prendre la mer dans le plus bref délai possible. » Un ordonnateur de marine devait, en conséquence, se rendre à Brest pour presser sur 1 toutes les côtes la levée des matelots, avec le pouvoir exceptionnel de requérir le concours des autorités militaires ou civiles. Gomme complément de cet ordre, Bruix reçut, le 23, l'autorisation verbale de faire rassembler, aux envi-

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