Apportée par COsiris
du 28 juillet, elle annonçait la déroute des Turcs, débarqués sur le rivage d'Aboukir. Elle «e complétait par le double des dépêches antérieures, et une longue relation de Berthier, qui peignait l'expédition de Syrie sous ces couleurs éclatantes dont Bonaparte savait rehausser ses moindres actions. C'est ainsi que Téchec devant Saint-Jean d'Acre était habilement dissimulé, sous le décor triomphal de la rentrée des troupes au Caire. Le Directoire s'empressa d'annoncer aux Conseils l'heureuse nouvelle*. Pouvait-il douter de l'importance de la victoire ^'Aboukir, maintenant qu'il voyait clair dans les précautions presque puériles de l'Effendi pour la cacher à M. de Bouligny, et qu'il débrouillait les velléités du Divan d'engager une négociation? Dès lors il parut que Bonaparte victorieux ne courait aucun danger présent; qu'après une affaire si vivement conduite, il ne pouvait penser à capituler avec son armée. Il fallait donc se hâter de déchirer les articles approuvés par le gouvernement le 10 septembre, et d'établir sur des fondements différents une négociation plus honorable. Nous n'avions plus