‹ Le Directoire et l'expédition d'Égypte: étude sur les tentatives du Directoire pour communiquerChapitre 5 sur 98 · Raguse, Mémoires^ t. I, p · texte numérisé non relu

Raguse, Mémoires^ t. I, p

2. « Le ministre des relations extérieures, continuant ses ouvertures confidentielles, m'assura que le général Bonaparte considérait l'enU^eprise [contre l'Angleirrre] comme fort hasardée, et préférait de négocier la paix avec l'Angleterre... » Dépêche de Sandoz-Rollin, du 28 février 1798, dans Bailleu, Preussen und Frankreich^ t. I, n* 150. Cf. les n»» 154 et s.

d'aller, à travers la Manche, attaquer TAngleterre corps à corps. Il avait perdu les illusions, entretenues par lui-même à cet égard, lorsqu'il rêvait de l'avenir en Italie \ Il fallait se contenter d'entreprises partielles, qui ne ruineraient sans doute point l'ennemi, mais pouvaient l'alarmer ou l'affaiblir, et l'amener un jour à des concessions profitables pour la France. D'après ce plan, deux expéditions devaient être tentées, à quelques mois d'intervalle, sur rOcéan et sur la Méditerranée. A Brest, où se trouvaient réunis presque tous nos vaisseaux, on devait employer l'été à équiper une escadre, à rassembler des bateaux de transporta Avec do l'activité, on pouvait tout y disposer pour débarquer pendant l'automne vingtcinq ou trente mille hommes en Irlande. On devait en effet espérer que les mécontents dont cette île était remplie, favoriseraient les mouvements de notre armée et lui épargneraient par

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