‹ Le Directoire et l'expédition d'Égypte: étude sur les tentatives du Directoire pour communiquerChapitre 53 sur 98 · Voir le tableau II · texte numérisé non relu

Voir le tableau II

rins du Maroc se rendant à la Mecque. Ces pèlerins, au nombre de o à 6000, ayant à leur tôte un proche parent de l'empereur, avaient quitté leur pays le 28 novembre, avant de bien connaître l'invasion d' l'Kgypte. A Tripoli, ils délibérèrent s'ils continueraient leur voyage. Les plus riches, au nombre de 800 environ, s'embarquèrent pour la Syrie, afin de rejoindre à Damas la grande caravane qui s'y forme tous les ans. Les autres se décidèrent à pousser jusqu'à Bengasi et Derne, pour y prendre un paili définitif selon les nouvelles; mais, vers le 20 février, les pèlerins de Salé ayant rétrogradé, leur exemple entraîna les autres et la caravane se trouva dissoute.

L'arrivée de B. Arnaud, envoyé par Bonaparte, fournit encore l'occasion de correspondre avec l'Kgypte. Cet émissaire se rembarqua le i®' mars pour Hengasi, d'ofi il se proposait de regagner Alexandrie ()ar terre. On verra ailleurs comment cette mission fut ernpécliée^

Ce fut le dernier envoi de Tripoli^. Le bey, qui avait déclaré pour la forme la guerre à la République, et qui jusqu'ici fermait les yeux sur les tentatives de correspondance, finit par s'attirer les menaces de Nelson. Le 13 mai, il fut contraint de livrer aux Anglais notre consul, le chancelier, etc. Dans les autres régences, à Tunis et Alger, nos consuls étaient captifs

Page 1