‹ Le Directoire et l'expédition d'Égypte: étude sur les tentatives du Directoire pour communiquerChapitre 87 sur 98 · Il s'agit de Tarrêtë de nomination de Descorches. — Le · texte numérisé non relu

Il s'agit de Tarrêtë de nomination de Descorches. — Le

et pour TOUS dire, en même temps, combien notre goavernement s'est occupé et s'occupe encore de la glo- ' rieuse armée que tous commandez.

Le premier objet me parait être rempli par les deux bulletins ci-joints. L'un, en date du !^» complémentaire [18 septembre], avait été préparé et devait partir avec diverses dépêches, lorsque l'arrivée du général Bonaparte nous fut annoncée : il vous fera connaître quel était l'état des choses à cette époque. L'autre, en date de ce jour, vous instruira des événements qui ont suivi.

Pour le deuxième objet, vous pensez sans doute que le Directoire n'a jamais perdu de vue cette précieuse armée qui, après s'être signalée par tant d'exploits en Europe, était allée au loin s'exposer à de nouveaux dangers. Sa sollicitude toujours vigilante ne put que devenir très vive et même très inquiète, lorsque, par les difficultés des communications, il se trouvait depuis longtemps privé de toute nouvelle. Alors aussi, il conçut le dessein de tenter quelques négociations auprès de la Porte ottomane, et de chercher à renouer avec elle les anciennes liaisons d'amitié. Tandis que cette idée l'occupait, et que je travaillais moi-même à prendre les mesures convenables, nous eûmes quelque lieu de croire que nos démarches ne seraient point sans succès. La Porte, en effet, nous prévint en quelque sorte elle-même, en témoignant par des intermédiaires le désir d'entrer en négociation.

Ce n'est pas que nous eussions d'abord une pleine confiance en ces ouvertures, que nous jugions concertées avec nos ennemis ; mais la nouvelle de la brillante victoire d'Aboukir, en nous faisant connaître le principal

rapport de Reinhard fut présenté au Directoire le 3 novembre. Sur la (( feuille de travail », on lit simplement: tt Le Directoire exécutif se réserve de conférer à ce sujet avec le général Bonaparte. »

motif qui les avait déterminées, nous donna lieu de penser qu'elles pouvaient n'être pas dépourvues de sincérité. L'on crut donc ne devoir point les négliger, et les dispositions pour en profiter étaient à peu près faites, quand le général Bonaparte est arrivé.

A ce moment, le Directoire exécutif a acquis toutes les Inmières qu'il pouvait désirer, et il s'est trouvé, par conséquent, en état de prendre les résolutions et les mesures , ; les plus adaptées aux circonstances. C'est ce dont il s'est aussi constamment occupé, et ce qui continuera de fixer son attention. Sans perdre de vue, d'un côté, le projet de négociation et en suivant ce que le général Bonaparte avait déjà noué, il pensera, de l'autre, à secourir, à soutenir la brave armée d'Egypte; et déjà diverses expéditions sont méditées et se préparent. Je me flatte-'même V de pouvoir, dans peu, vous donner sur tout cela des détails circonstanciés et satisfaisants.

Voilà, citoyen général, ce qui se fait et ce que l'on pense faire pour vous, et pour tous vos illustres compagnons d'armes et de travail. Ce n'est pas, au reste, le seul Directoire exécutif qui a les yeux fixés sur vous : l

la France entière ne cesse de vous regarder avec le plus vif intérêt. Croyez aussi, je vous prie, que je partage ce sentiment, et qu'en ce qui me concerne, je m'occuperai toujours avec le plus grand zèle du salut et de la gloire de l'armée d'Egypte.

(Aff. étr., Turquie, vol. 201.)

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Avant-propos i

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