‹ Le Directoire et l'expédition d'Égypte: étude sur les tentatives du Directoire pour communiquerChapitre 9 sur 98 · Jorr. de Napoléon^ no · texte numérisé non relu

Jorr. de Napoléon^ no

bâtiments, il était resté dans les parages de la Sardaigne jusqu'au commencement de juin. Là, il fut rejoint par une escadre de douze vaisseaux de ligne que l'amirauté plaçait sous son commandement, avec rinjonction de poursuivre sans relâche l'expédition française et de ne rien ménager pour la détruire. Les mouvements des Anglais, signalés de divers côtés, aperçus^ même le 12 juin à peu de distance de Toulon, tenaient dans la perplexité les autorités de ce port. L'ordonnateur Najac, qui jusqu'alors suivait les instructions de Bonaparte avec la pjiême docilité que si le général eût été présent, demanda conseil à Paris; il reçut pour toute réponse l'invitation de continuer l'embarquement, et d'apprécier par lui-même le moment opportun de faire sortir le convoi. Déjà vingtsix gros bateaux étaient remplis de munitions de toute espèce : Najac suspendit le départ et se mit, non sans découragement, à réparer les vaisseaux vénitiens.

Chargé par Bonaparte lui-même de correspondre avec la flotte, il remplit ce devoir avec tout le zèle que peut donner l'inquiétude. Pour multiplier les avis sur les forces et la direction

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