CHAPITRE VI
I. — l.a Constitution de la Képuljliquc Cisalpine est mise en vigueur. — Grave lévDllf (les troupes françaises à Mantnue. — Le Directoire impose par force à la (;isali)inc un traité d'alliance qui l'écrase. — Coup d'État.
II. — Consternation de la cour de Home après le 18 fructidor. — Ocmarclies inutiles. — Le Directoire soutient à Uonie des agitateurs qui suscitent des tronl)les. — Mort de Dupliot. — Explosion de fureur. — Bertliier est chargé de s'emparer de Home par surprise.
III. — Il arrive aux portes de Uonie. — Comédie de modération. — Convention a\ec le Pape. — Proclamation de la Képubli(iue. — Le Pape |)risonnier vcul rester à Itome. — Haller.
IV. — Dilapidations honteuses. — Protestation, puis révolte des ofliciers français contre Masséna (|ui est forcé de se retirer devant eux. — Les commissaires du Directoire» le destituent.
La Cisalpine, augmentée par Bonaparte de Modène et des Légations, et d'une partie de la terre ferme vénitienne, allait être bientôt fructiilorisce comme la Hollande.
Jusqu'alors soumise à la dictature militaire, elle devait être censée jouir du régime constitutionnel le 1" frimaire an VI (il novembre 1797). Bonaparte lui avait déjà donné, outre ses directeurs, le fameux Haller pour diriger ses finances, et le général français Vignole pour ministre de la guerre. Les députés et les fonctionnaires avaient été nommés par l'étranger, parmi les déclainateurs et les faiseurs d'affaires. Mais lorsque cette comédie constitutionnelle fut commencée, Bonaparte venait de quitter l'it.ilie. Aussi le grand conseil, à j)eine installé, réagit assez, imprudiiinment contre sa politique, rétablit la liberté de la presse, su|)|)rima les em[)loyés de la police, et se montra beaucoup plus désireux d'introduire dans la nouvelle république la licence révohilionn.ure (pie la vraie