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beaux débuts, d'être acculé à la faillite, ou, pour être optimiste, de demeurer isolé : tels médecins se trouvant impuissants où effrayés, qui en auraient construits d'autres et en grand nombre s'il eut suffi de modestes ressources.
M. Calmette nous dit : la ville de Lille compte 220.000 habitants, dont environ 6000 tuberculeux indigents, et parmi eux, de 4000 à 1200 individus meurent chaque année phtisiques. Comment expliquer qu’à la fin de sa communication, l’auteur réduit le nombre des assistés probables au chiffre de 600 ?Si nous ne comprenons pas comment, nous comprenons pourquoi. C'est que M. Calmette s'est rendu compte qu'il sera toujours impossible, malgré son dévouement, celui de ses collaborateurs et la générosité des Lillois, d'arriver à un résultat plus considérable.
Mais il importe de constater que si l'argent dépensé a soulagé à bon escient de noires misères, il n'a servi qu'à obtenir un bien médiocre résultat au point de vue de l'éducation antituberculeuse de la ville et de la diffusion des principes prophylactiques.
Une masse de 220.600 individus, comprenant environ 15.000 tuberculeux, dont 6000 tuberculeux indigents, n’a fourni au dispensaire, en quatre mois, que 236 visiteurs, dont 157 tuberculeux. La réaction bienfaisante ne s’est pas opérée entre la ville de Lille, ravagée par la tuberculose, et le dispensaire Emile-Roux qui veut l'en préserver. Le rendement par rapport à la masse est très faible; il l'est encore bien davantage par rapport aux dépenses. L'établissement a coûté 30.000 francs à la municipalité, et
46000 francs au public. Bien plus, un cinquième des sommes dépensées sont allées à des gens non tuberculeux. En effet, durant les quatre mois, 195 individus furent assistés, dont 157 seulement tubereuleux.
Gertes, nous voudrions que M. Calmette ait pu assister mille fois plus de miséreux ; mais alors il fallait fonder un bureau de bienfaisance. Or, il n’est question ici que de dispensaires imaginés et fondés pour éduquer le public contre la tuberculose et non pour faire la charité.
Dans ces conditions, il est aisé de prévoir combien, ayant une première fois prélevé 46.000 francs sur le public et 30.000 francs sur le budget local, M. Calmette se trouvera dans l'impossibilité d'arracher à l'avenir pour la même œuvre, une somme même dix fois moindre.
Les organisateurs du dispensaire de Lille ont vu trop large, ont voulu faire trop grand, trop beau. Disons les choses franchement et sachonsreconnaître que, s’il était possible d'organiser dans les agglomérations ouvrières un établissement d'enquête, d'assistance absolue, de sollicitude et de charité, comme on le rêve sur papier, très noblement mais chimériquement, à Lille, eh! bien, la question sociale serait près d'être résolue par l'aumône !
Soyons plus pratiques.[l ne faut pas que les médecins actifs et dévoués qui sont prêts à fonder un dispensaire, à les multiplier comme il est urgent de le faire, soient tout à coup effrayés et envahis par le découragement, dès qu'ils étudieront les détails de fonctionnement, le prix d'installation et d'entretien du dispensaire Emile-Roux. C'est le seul motif quinous a poussé à faire de létablissement de Lille une critique résolue, malgré l'autorité du
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grand savant qui le dirige. La France n'aura pas plus de dispensaires qu'elle n’a de sanatoria si, pour l'effort à faire, on ne demeure pas strictement et avec la plus grande
prudence au niveau des forces de l'initiative privée.
À Montmartre le docteur Bonnet a réalisé une œuvre beaucoup plus simple, bien moins onéreuse, et il a obtenu des résultats meilleurs.
On s'occupe surtout à l’Institut de Lille de l'assistance des indigents, après avoir dépensé une grosse somme pour la création d'un établissement de grande allure.
À Paris, au contraire, on a voulu faire et on a réalisé un établissement très simple, devantservir, quelques heures par Jour, de vaste salle de consultation au plus grand nombre de passants qui voudront bien entrer, se faire ausculter et recevoir, avec des enseignements d'hygiène générale, des leçons de choses pratiques quant à la prophylaxie de la tuberculose.
: Comme dans les milieux populaires la plupart des
tuberculeux sont indigents, on devait être amené — et la chose fut prévue — à secourir ces miséreux. Mais ceci
estune question presque secondaire, l'éducation antituberculeuse du public demeurant l'objectif premier des organisateurs et ne devant pas être subordonnée à l’état de la caisse d'assistance, comme cela a lieu an dispensaire Emile -Roux, Le triple but du dispensaire est donc sérié de la façon suivante : éducation, traitement d'urgence, assistance.
Dès lors les services accessoires, tels que fourniture de literie, paiement de loyer, retrait du mont-de-piété, ins-
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tallation d'une buanderie, etc., furent considérés comme se trouvant en dehors de la mise en pratique d'un dispensaire ordinaire, destiné à se multiplier. De telles prodigalités sont du ressort d’un budget officiel. Le bureau de bienfaisance doit y subvenir, et, s'il est impuissant, lui qui émarge aux millions du budget, à remplir ce rôle de charité, combien est illusoire de penser que quelques générosités particulières réussiront à Le suppléer !
Partant de ce principe, on devait également réduire au
strict nécessaire les enquêtes à domicile, pour épargner du temps, de l'argent et l’inutilité de mettre en campagne les bonnes volontés.
Le questionnaire que M. Calmette demande à ses enquéteurs de remplir, est un document d’une complication inouïe et qui rappelle les formules les plus inquisitoriales des administrations de l'Etat. Nous ne doutons pas qu'un grand nombre d'ouvriers (nous sommes en France)n aient été épouvantés, peut-être froissés par des questions aussi nombreuses et très intimes. C'est une des raisons pour lesquelles le dispensaire Emile-Roux n’a pu enregistrer qu'un nombre infime de visites, malgré le prestige de l'Institut Pasteur, la réclame fait par les souscripteurs et le don du Conseil municipal.
La population du XVII arrond., et la population deLille indiquée par M. Calmette, sont sensiblement égales à 200.000 habitants.
Sur ce chiffre, la moyenne des consultants à Lille estde 1000 par an, tandis qu’à Montmartre elle est de # à 5000.
En outre, l'installation Emile-Roux a coûté 30.000 francs, celle du D' Bonnet 5000 francs.
Le budget annuel pour le millier de consultants Lillois est évalué à 40.000 francs. Pour /es milliers de consultants parisiens, l'évaluation est de 30.000 francs.
Enfin, arrivons à la différence capitale que nous avons fait entrevoir déjà : l'argent dépensé ne produit pas ici et là les mêmes résultats. La majeure partie des fonds sert évidemment des deux côtés à l'assistance des indigents — encore qu à Montmartre cette assistance soit strictement alimentaire — ; mais l'éducation antituberculeuse se fait chez le docteur Bonnet en dépit de l'état du budget. Quand bien même les fonds feraient presque défaut, seraient réduits à quelques billets de mille francs ; il n’en arriverait pas moins que descentaines de personnes auraient été instruites à Montmartre sur la prophylaxie de la tuberculose.
Au contraire, si on défalque des résullats enregistrés à Lille ceux qui ont trait à l'assistance, on ‘lit que, dans l'espace de quatre mois, 236 malades sont venus au dispensaire, dont 195 d'une manière régulière parce qu'on les assistait.
Telest le tait brutal de l'insignifiance du dispensaire de Lille pour la prophylaxie de la tuberculose par l’éducation du public.
Et la question doit être envisagée sous ce jour. Notre conviction est, en effet, que les municipalités qui voudront bien verser une première somme, ou bien ne pourront être amenées à récidive, ou bien diminueront progressivement l'allocation.
Lorsque les médecins, qui, sur la foi des expériences de début, auront institué des dispensaires onéreux, à
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organisalion complexe, à assistance développée sur une grande échelle, se trouveront dans la suite privés de tout secours officiel, en face de la seule générosité des particuliers, ils auront de telles difficultés à se procurer de l’argent d'une manièrè continue, qu'ils abandonneront l'œuvre en train, et leur échec découragera pour longtemps les bonnes volontés qui leur auraient succédé.
Sans doute, un moyen de tout concilier serait d'obtenir des donations de la part de quelques Crésus ; malheureusement, pour bénéficier de l'aubaine, les dispensaires antituberculeux ont le vice rédhibitoire d'être une œuvre laïque.
D'ailleurs la question de la multiplicité des dispensaires resterait toujours en suspens et leur multiplicité est peut-être leur principale vertu, la condition même de leur efficacité.
Tächons maintenant de profiter de l'expérience acquise pour comprendre exactement ce que veul étre le dispensaire au tuberculeux et ce qu'il peut étre.
Nous éliminerons d'abord de cette discussion la policlinique allemande, dont, beaucoup de personnes pour le dispensaire serait la copie. Les policliniques ont été imaginées en Allemagne pour recruter des malades encore au début de leur maladie, et pour les envoyer au sanatorium à cette époque où leur organisme peut profiter le plus rapidement et le plus complètement de la cure méthodique. Le butest à la fois humanitaire et économique : « Convaincus que les sanatoria ne donneraient tous leurs efforts que si les tuberculeux y étaient envoyés dès le début de leur affection, les Allemands poursuivent l’organisation d'un service médical de leurs assurances contre la maladie, dont le principal objectif est la découverte des sujets bacillifères au moment le plus rapproché possible du début de l'infection ». (Malvoz. Presse médicale, 1900, n° 92).
Ce but des policliniques allemandes n'a donc aucun rapport avec le but d'éducation antituberculeuse qui est
la caractéristique du dispensaire français.
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Ce que voudrait être le dispensaire.
La description que nous avons faite, d’après les publications qui ont eu lieu, des établissements de Lille, de Liège et de Paris, indique bien le triple but que voudraient réaliser les organisateurs des dispensaires : éducation, traitement, assistance. Pour y parvenir, ils demandent de l'argent et le dévouement du corps médical. Nous avons dit, d'après les chiffres publiés, que, pour remplir dans son ensemble cet idéal, il faut des fonds considérables, l'appui moral et matériel des pouvoirs publics, une installation très perfectionnée, une organisation administrative très compliquée.
C’est pourquoi, ni à Lille, ni à Liège, ni à Paris, ce but n'est alteint en bloc.Tandis que M.Calmette s'efforce d'accomplir le troisième point du programme: l'assistance, qu'il met au premier rang de ses préoccupations, transformant son dispensaire en bureau de bienfaisance, le D' Bonnet veut avant tout l'éducation antituberculeuse en large nappe et le traitement d'urgence par le suc musculaire. Pour lui, cette éducation ne doit pas être subordonn fe à l'assistance, laquelle doit être strictement alimen-
taire, sous peine de grever le budget du dispensaire jusqu'à la ruine. Nous nous sommes rangés à cette der-
nière opinion et, d'après ces principes, nous dirons : Ce que peut être dans la prañique le dispensarre antiluberculeux.
Le dispensaire sera une école pratique, j'allais dire
professionnelle, de prophylaxie antituberculeuse.
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Les médecins dirigeants doivent rechercher le contact avec le plus grand nombre possible d'individus. Dans la foule ils font un triage des gens tuberculeux et de ceux qui sont indemnes. Parmi les tuberculeux, ils recherchent les malades au début, les prétuberculeux, les gros enrhumés pour les avertir franchement que l'heure est venue des soins énergiques. À tous ils distribuent les conseils hygiéniques, l'enseignement antituberculeux et antialcoolique, des crachoirs, des antisepliques et ordonnent la gymnastique respiratoire. Aux tuberculeux du 2:et 3: degré, ils donnent du suc musculaire, au plus grand nombre possible d'indigents des bons de viande crue et de lait.
C'est tout.
Nous estimons qu’un établissement monté sur une plus grande échelle est au dessus des forces de l'initiative privée et ne peut se soutenir longtemps.
Quelles sont les conditions nécessaires au fonctionnement d'une œuvre ainsi comprise?
Il nous paraît d'abord que la multiplicité des dispensaires est une condition sine qua non de leur utilité! De semblables établissements, pour être connus du public, doivent opérer sur un rayon limité. D'ailleurs ne les appelle-t-on pas « dispensaires de quartier » ? D'autre part, les médecins désireux de prendre contact avec la quanhiié des individus, s'ils prenaient pour cela les moyens utiles, seraient vite surchargés de travail et débordés administrativement par l’affluence des consultants fournis par une population trop considérable pour un seul
dispensaire. C'est ainsi qu'une seule école antitubercu-
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leuse ne saurait donner son enseignement et ses soins à la population d'une ville comme Lille où d'un arrondissement de Paris.
Pour Paris on veut se contenter d'un dispensaire par arrondissement.Nousavouons qu'un pareil résultat serait déjà très beau; mais il ne faudrait pas s'en tenir là. Les arrondissement du centre de la capitale peuvent se contenter d’un seul dispensaire; au contraire les faubourgs en exigent deux par circonscription. Mieux vaudrait, croyons-nous, le jour où les organisateurs se trouveront en mesure de fonder des dispensaires dans tout Paris, doubler ceux des faubourgs, au risque d’attendre encore longtemps la création des dispensaires dans le centre, où la misère est moindre.
Les frais d'installation sont évidemment doublés par ce système, mais les résultats en seront proportionnels.
En définitive, qu'obtient-on d'un dispensaire isolé au point de vue éducation? Bien peu de résultats par rapport à l'argent dépensé et aux efforts mis en œuvre. Il est arrivé qu'un noyau d’habilants tout autour du dispensaire a bien appris l'hygiène. Ces gens soignent leur mal, évitent de contagionner les voisins. Çà et là, clairsemés dans l'arrondissement si vaste, quelques groupes profitent des leçons reçues. Mais déjà ceux-ci viennent moins souvent demander conseil, la course est longue, il pleut, il fait froid, c'est la nuit, on est fatigué de la journée passée à l'usine. La sphère d’action du dispensaire se trouve ainsi très limitée. En outre le gros noyau des gens sur lequel il influe efficacement n’est pas à l'abri de la contagion limitrophe. Pendant les heures de travail ils sont
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mélangés aux habitants des quartiers voisins, qui sont ignorants des précautions antituberculeuses, parce que chez eux le dispensaire n'existe pas, ou que celui qui fonctionne est situé trop loin.
Dira-t-on que l’enseignement prophylactique, gràce au noyau formé, fait tache d'huile et se répand à l'entour ? Qu'on se garde de trop d'illusions à ce sujet. Sans doute le médecin est en droit de compter sur les anciens consultants pour propager la bonne parole autour d'eux. Mais leur rôle est surtout d'attirer au dispensaire les gens de leur connaissance, de les y mener par la main ou par l'oreille. Il faut quechacun vienne à l'école, se rende compte directement del'hygiène en action, reçoive pour lui-même, face à face et comme s’il était dansun cabinet payant, les conseils de la bouche mème du médecin. Il faut que chacun y trouve un intérêt personnel, sente bien qu'on s'occupe spécialement de sa pelite santé, revienne s'informer des soins et des précautions à prendre, fasse effort d’intelligence et de mémoire en quelque sorte par égotisme. Compter beaucoup sur l'enseignement que peut donner l’ancien client aux ignorants de son entourage, si ceux-ci ne viennent pas au dispensaire, est une illusion, la même qui inspire les conférences, les causeries populaires, l'usage des brochures et prospectus. Tous ces moyens sont utiles à l'instruction des gens cultivés, ils sont d'action nulle sur le menu peuple.
Supposons au contraire les dispensaires suffisamment nombreux. Alors leurs sphères d'action deviennent tangentielles, ils s'aident entre eux, les noyaux instruits qui les entourent se rejoignent pour bientôt fusionner.
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Grâce à deux dispensaires, un arrondissement des faubourgs de Paris peut être ainsi, en quelques années. imbu des principes prophylactiques contre la tuberculose.
Donc la multiplicité de ces établissements est la condition de leur efficacité, c'est-à-dire de la venue au dispensaire d'une énorme foule d'individus, mais la réciproque est-elle vraie et suffirait-il d'installer de nombreuses écoles pour voir affluer les élèves ? Répondre affirmativement serait exagérer. Il est une série de petitset grands moyens à mettre en pratique.
Le dispensaire populaire doit se faire remarquer par l'originalité de son aspect extérieur. Il tranchera sur les allures sévères, réservées et intimidantes des établissements similaires : cliniques, instituts, bureaux de bienfaisance, etc... Loin d'avoir une apparence administrative, il s’efforcera de paraîtra comme un lieu public où d'où naît l’ordre — d’un
règne la plus grande liberté accès facile et engageant. Nous le souhaitons situé près d'un carrefour important, très éclairé extérieurement, attirant de loin l'attention, ayant quelque ressemblance avec un vaste café, dont la terrasse n'existerait pas. De chaque côté des deux portes dont l'une servirait à l'entrée et l’autre à la sortie, seraient installés des distributeurs automatiques d'imprimés qui renseigneraient le passant sur l'utilité, le but, la signification de l'établissement.
Le mobilier et le personnel du dispensaire peuvent être extrèmement réduits, comme cela se fait à Montmartre. Egalement, on ne saurait trop approuver, si on veut
avoir beaucoup de consultants, l'idée qu’a eue le docteur Bonnet d'ouvrir son dispensaire le soir, la journée de travail étant finie, à l'heure de liberté dont les ouvriers disposent et qu'ils occupent généralement au cabaret.
À Montmartre on a aussi observé quel attrait puissant exerce sur l'imagination de la foule l'emploi des rayons X et des inhalations autour d'une machine électrique qui fait du bruit et des étincelles. Beaucoup de malades viennent montrer « ce qu'ils ont dans le corps. » Ils colportent au loin le récit d'une séance de radioscopie, et beaucoup qui ne se seraient jamais dérangés pour recevoir des crachoirs et des antiseptiques, accourent au dispensaire hypnotisés par la perspective d'être radioscopés.
Les inhalations gymnastiques qu'on leur ordonne sont d'autant plus appréciées que la plupart ont déjà épuisé la série des médicaments.
Ces divers moyens d'attirer au dispensaire les ouvriers et les employés sont de beaucoup supérieurs à l'aide médiocre que peuvent fournir les contre-maitres d'usine, les chefs de syndicats etc... comme agents recruteurs.
Ajoutons que l'usage des appareils électriques donne des résultats de première importance au point de vue clinique et thérapeutique.
En effet, les médecins désirent examiner le plus grand nombre de personnes pour «dépister» les tuberculeux au début. Mais on sait combien le diagnostic est souvent difficileà faire. On imagine combien, dans le mouvement incessant, la nécessité de faire vite, qui régnent fatalement dans unvaste dispensaire, ce diagnostic est rendu plus dif-