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LE DISPENSAIRE DE LIÈGE

L'Œuvre des Tuberculeux pour la province de Liège a fondé également un dispensaire important dans cette ville, sous la direction de M. Malvoz, directeur de l'Institut bactériologique. La Presse médicale du 2 mars 1901 contient

une communication à ce sujet. Le dispensaire de Liège ne

porc

diffère en rien de celui de Lille et nous ne saurions analyser cetautre article sans tomber dans des redites. Constatons de nouveau que l'assistance des indigents préoccupe essentiellement les médecins et les philantropes de Liège. Ils désirent perfectionner cette assistance au point que, comme le dispensaire Emile-Roux, celui de M. Malvoz est surtout un établissement de bienfaisance privée.

Cependant nous devons signaler une particularité de l'œuvre liégcoise. Le plus grand nombre possible de tuberculeux indigents est envoyé à la campagne, chez des paysans qui les acceptent, cu dans un sanatorium de fortune, toujours aux frais du dispensaire dont le budget devient ainsi très surchargé.

Ce placement des malades à la campagne a été l'objet de critiques sévères de la part de plusieurs auteurs. M. Calmette entre autres, corclut expréssement etavec raison que la dissémination dans les campagnes de tuberculeux en liberté peut être une cause très grave de confamination pour les indigènes, jusqu'à c moment à l'abri de la tuberculose.

« Il faut donc, dit-il, abandonner définitivement l'idée des sanatoria de fortune ou de l'envoi à la campagne de malades isolés ay partenant aux classes ouvrières ou né-

cessiteuses. »

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