‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 110 sur 314 · Arch. Municipales Percy, non folioté · texte numérisé non relu

Arch. Municipales Percy, non folioté

2. Arch. Municipales Torigni, D I n° 5, reg. cit. fo 62. 3. Arch. nationales, F I b II. Manche I.

préoccuper les administrateurs en éprouvant durement le territoire de leur ressort.

La Chouannerie de l'an III ne fut pas une guerre civile. Elle se signala par une série d’incursions, d’agressions, d’actes hostiles commis par des individus isolés ou par petits groupes. Elle prit un essor nouveau pendant la réaction Thermidorienne. Les Chôuans semblent avoir été féroces. Leur haine ne s’exerçait pas seulement sur les arbres de Ja liberté, les archives des municipalités républicaines, mais encore sur les personnes, et l'administration s’avouait elle-même désarmée vis à vis de cet ennemi insaisissable.

En prairial, les Chouans avaient coupé les arbres de la liberté d’un grand nombre de communes des environs de Torigni. L'administrateur Martin était parti pour se concerter avec les autorités de cette ville, afin d'établir des postes destinés à l'examen des passeports des voyageurs !. En floréal, à Beslon, à Sainte-Marie-des-Monts, Marigny, La Colombe, Fraguaire, Margueray, des « brigands connus sous le nom de Chouans » avaient pillé, maltraité, coupé les oreilles. Les principaux objets de leur haine, écrivait l'agent national au représentant du peuple Bouret, sont les prêtres assermentés, les corps constitués, Les acquéreurs de biens nationaux. Des placards menaçants sont affichés ?. En messidor, le pillage et l’assassinat s’exerçaient à Percy ?. Le 2 thermidor, nouvelle incursion dans cette commune. Il fallut faire marcher la force armée #. A peine les colonnes mobiles lancées contre les Chouans rentraient-elles dans leurs foyers que l’on déplorait de nouveaux pillages. Dans une lettre désolée du 4 thermidor, le Directoire du district écrivait

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