‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 119 sur 314 · Arch. Municipales Agneaux Reg. municip. Agneaux, f · texte numérisé non relu

Arch. Municipales Agneaux Reg. municip. Agneaux, f

2. Arch. Municipales Remilly- sur-Lozon Reg. délibér. municip. Remillysur-Lozon (1791-an IV), fo 112.

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laquelle étaient gravés ces mots : (Le Pelletier, Marat, Chalier, Barat, Viala, revivez dans nos chants quand vous mourez pour nous ». Les défenseurs de la Patrie blessés à son service étaient au milieu de la Société. S'avançaient à leur tour les pères, mères, femmes et enfants des défenseurs de la Patrie. Sur leur bannière on lisait d’un côté : « Parents des défenseurs de la Patrie », de l’autre, ce quatrain :

S'il survit à la victoire,

Le laurier attend son front.

S'il meurt au champ de la gloire,

Il revit au Panthéon.

Derrière, une citoyenne, vêtue de blanc, couronnée de cyprès, l’écharpe tricolore en sautoir, portait une urne renfermant les cendres des citoyens morts le 10 août et dans les armées pour la défense de la Patrie. L’urne était surmontée d’une couronne de cyprès mêlée de fleurs. Cette citoyenne marchait entre quatre citoyehs ayant à la main une branche et une couronne de cyprès. Devant elle, un citoyen portait une grande tablette sur laquelle était gravé en gros caractères :

« Mourir pour la Patrie, C’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie ! »

Les pères, mères, femmes et enfants des citoyens morts pour la Patrie complétaient le groupe.

Les canonniers défilaient traînant ensuite ieurs canons; au milieu d’eux, portée par un sans-culotte flottait une bannière. J A 2 Q , . ? . . * . D'un côté, il était écrit « Dix août », de l’autre ces vers. Quand du dernier Capet la criminelle rage Tombait d’un trône impur écroulé sous nos coups, Le bras'de l'Eternel guidait notre courage, Ses foudres marchaient devant nous!

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