Ibid. L II 1042, reg. administr. générale
dE
Le même jour, le Directoire du département prenait un arrêté relatif au remplacement des prêtres fonctionnaires publics qui n'avaient pas prêté le serment exigé par la loif.
Le 22 avril, eut lieu l’entrée en grande cérémonie de l’évêque Bécherel à Saint-Lo. Sous les ordres d’un de leurs capitaines, trois détachements, l’un de la garde nationale d’Avranches, le second de celle de Villedieu, le troisième de celle de Saint-Lo, se portèrent à la rencontre sur la route par laquelle devait arriver le prélat. Dès que la voiture de M. l’Evêque parut, la garde nationale, avertie par un courrier, se rangea en bataille et présenta les armes. L’évêque descendit aussitôt de voiture, et s’avança vers le commandant du détachement qui après l'avoir salué de l'épée lui présenta avec une allocution les gardes nationaux du département. Les cris de l’allégresse publique suivirent le discours de l’orateur. Le prélat, marchant à pied entre deux lignes formées par les détachements réunis de Villedieu, Saint-Lo et Avranches, parvint chez M. Letellier, capitaine de la garde nationale de Saint-Lo où il avait été prié de vouloir bien s'arrêter. Le signal du canon ayant annoncé l’entrée de l’évêque dans la ville, commença le défilé des autorités civiles et militaires. Le Conseil de la commune de Saint-Lo, les juges du district, les députés du Conseil général de la commune et de la Société des Amis de la Constitution d’Avranches, les officiers de la garde nationale de Saint-Lo «se succédèrent mais sans préséance, tous fraternellement unis et confondus, tels que des enfants qui vont au-devant d’un père chéri et depuis longtemps attendu ».
« M. l’évêque », complimenté par M. le maire, le tribunal du district, le commandant de la garde nationale de Saint-Lo,