ibid
&, Ibid.
5. Arch. Manche. L. IT. 1042, reg. administration gle fo. 25.
. Ibid. L. 52. reg. directoire département, fo 250. . Ibid. fo 254.
une garde nationale, ils réclamaient le retrait du détachement de Saint-Lo. Le Directoire déféra à leur demande, mais il chargea la municipalité de veiller elle-même à ce que les prêtres non conformistes, ne se permettent, en aucun cas, de dire leur messe à l’église paroissiale, hors les heures fixées par le curé.
Le 3 septembre, l’accusateur publie du district requérait contre le ci-devant curé de Villebaudon. « Le sieur Douville, déclarait-il, abuse de la confiance d’une partie des habitants pour leur faire croire que la Constitution est contraire à leurs propres intérêts et va détruire la religion chrétienne, que les prêtres qui ont prêté serment sont excommuniés et n’ont plus le pouvoir de faire les offices ni d’administrer les sacrements. Ceux qui assistent à leur messe sont damnés s'ils ne cessent d’y aller. Il affecte de ne pas rendre le salut au prêtre constitutionnel et de cracher sur lui. Sa mauvaise foi va jusqu’à menacer les femmes enceintes de sacrilège si elles font baptiser leur enfant par un prêtre assermenté. IL fait tous ses efforts auprès des gens simples pour faire un mauvais parti au Corps municipal qui est fidèle à exécuter et faire exécuter les lois. Demeurant sur la paroisse de Percy, il a ameuté quantité de personnes de Percy qui viennent de la messe de Villebaudon. Sa sœur et plusieurs personnes mettent le trouble à Villebaudon et exposent les habitants attachés à la Constitution à être victimes de leur patriotisme ?. Le curé constitutionnel, dans sa déposition, expose que Douville avait paru furieux de l'heure de sa messe fixée à 5 heures du matin . Une affaire analogue fut soulevée à la fin d’août au sujet du ci-devant curé Allain qui fut poursuivi #. On allait jusqu’à menacer du pistolet ses adversaires ?.
1. Arch. Manche. L II 1045, reg. Directoire District fo 22-93. 2. Arch. Manche, L 14892 (cit.)