‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 146 sur 314 · Ibid. L 53, Reg. cit., fo · texte numérisé non relu

Ibid. L 53, Reg. cit., fo

appartenait au Prince de Monaco !. Une affluence considérable de pélerins venaient chaque année de fort loin y faire leurs prières. De mai à l'automne les pélerinages se multipliaient. Le chapelain titulaire était Guillebert Duperron, curé d’Agneaux, mais il n’en avait jamais rempli Les fonctions, laissant ce soin au chapelain desservant. Plusieurs curés voisins avaient refusé le serment, et, le desservant et les prêtres qu'il prenait pour l’aider pendant l'été, également insermentés, avaient accueilli ces confrères. Une chapelle ouverte aux prêtres insermentés, au milieu d’une plaine déserte, éloignée des regards des officiers municipaux, est un lieu suspect aux citoyens de l’arrondissement, « écrivait le 28 avril le District au Département. Le moment du retour des péierinages, ajoutait-il, est celui du retour de l’inquiétude, et des habitants des communes voisines nous ont fait part de la disposition des esprits à supprimer par la force cette chapelle ». Le District priait le Département d'autoriser rapidement le curé du Dézert à transporter dans son église les objets sacrés, et à faire clore la chapelle?. Le Département donna l'autorisation demandée et le 4 mai, le Directoire du district désigna comme commissaire l’un de ses membres en le chargeant de se rendre au Dézert. Là, il se concerterait avec le curé et les ofliciers municipaux pour fermer la chapelle et transporter les objets sacrés à l’église paroissiale « avec les plus sages précautions, l’ordre et la décence convenables » 5.

A Maupertuis, une femme nommée Anne de Breuil mettait

le trouble dans la commune. Elle fut poursuivie conformément

1. La Chapelle de Saint-Ortaire existe encore. Le Saint est resté vénéré dans toute la région. Les pélerins y affluent toujours et le sanctuaire contient les béquilles laissées par les infirmes guéris.

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