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En 1790, le prix le plus élevé du quartier de froment avait été 31 livres 1 sol 3 deniers ‘.
Le prix du paiñ suivait une progression analogue. Le 3 et le 15 juillet, le pain blanc de 1"° qualité coûtait 2 sols 6 deniers la livre, celui de 2° qualité 2 sols 3 deniers, celui de 3%° 2 sols ; au 13 décembre, leurs prix respectifs atteignaient 3 sols 9 deniers, 3 sols 6 deniers, 3 sols 3 deniers ?. En 1790 Les prix les plus élevés du pain étaient : 3 sols 3 deniers, 3 sols et 2 sols 9 deniers 3. La cherté des grains était telle en 1792 qu’à l'hôpital de Saint-Lo, seuls les pauvres « absolument malades » mangeaient du pain blanc #.
La municipalité de la ville fut obligée le 9 décembre 1792 de prendre un arrêté pour réglementer les espèces de pain. Les boulangers ne pourraient exposer et vendre que deux sortes de pain : du pain blanc en tourte ou en livre connu sous le nom de second pain blanc, et du pain de blé moulu (droit) 5. |
La crise économique s’aggravait. La spéculation sévissait et l’avidité des cultivateurs allait croissant. Pourtant la surveillance s’exerçait. Le 2 mars 1793 le domestique d’un cultivateur de Candol fut arrêté au sujet du transport d’une voiture de blé. Interrogé par le procureur de la commune, il prouva que ce blé n'était pas destiné à lexportation à l'étranger 6. La garde nationale fut donc chargée d'assurer son libre passage 7.
1. Arch. municipales Saint-Lo, Reg. police municipale du {9 juin 1790 au 30 mars 1791, non folioté.