‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 179 sur 314 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

varient entre 24 et 28 livres, 23 et 27 livres, 20 et 26 livres ; en avril ils passaient de 28 à 26 livres, de 26 à 32 livres, de 25 à 30 livres !. x

L’avoine se vendait à la « raizière », Ses trois qualités ralaient respectivement en janvier de 5 à 7 livres, de 4 livres 10 sols à 6 livres, de 4. livrés à 5 livres 15 sols; en mars de 7 à 9 livres 10 sols, de 6 à 9 livres, de 6 à 7 livres 15 sols; en avril de & à 9 livres, de 7 livres à 8 livres 10 sols, de 7 à 8 livres ?.

Et, la meilleure preuve de la spéculation existante, c'était parfois une baisse d’un marché à l’autre suivie d’une hausse, avec des différences d’une livre ?.

La situation de la ville de Saint-Lo était fort critique, d’autant plus critique que la. cherté de la vie était exploitée par des malveillants. Des bruits commencçaient à naître. Le Maire et le Procureur de la Commune, prétendait-on, se livraient aux « spéculations infâmes des accaparements », En pareille, circonstance, l’émeute était à craindre. Le Conseil de la Commune constatait ainsi les difficultés de l'heure :

« Il était impossible à la municipalité de taxer les subsistances; les prix exorbitants auxquels elles étaient portées les rendaient inaccessibles à la classe des indigents. Les citoyens des campagnes exigeaient aujourd’hui 10 livres du boisseau d'orge tandis qu'au dernier marché, le blé du gouvernement était vendu 9 livres aux malheureux dont la plupart ont leur père, leurs enfants ou leurs frères à la défense de la République. L'augmentation du prix du blé exposait la ville à une insurrection violente.

« Le Conseil» considérant que les bruits artificieusement

. Arch, municip. Saint-Lo reg. des mercuriales pour 1793, non classé, bd. | . Cf. tableaux (Appendice).

Page 1