Arch. Manche, L I
La misère était telle qne les élèves du collège se privèrent de leurs prix pour l’hospice.
Au 18 avril 4791, le nombre des pauvres de l’hospice de Saint-Lo était de 228; celui des enfants trouvés au compte du roi à 5 livres par mois s'élevait à 356. Il y avait 150 lits dont 24 servaient aux soldats et matelots !.
Quant à l'hôpital de Torigni, il n'avait eu à subir aucune perte, ses revenus provenant de fondations faites par les ancêtres du prince de Monaco. Leur produit se montait à 2.000 livres. Il était suffisant pour le petit nombre de personnes qu'il recevait ?.
Le 12 décembre le Conseil du département arrèta provisoirement qu'à partir du 1° janvier 1792, les enfants exposés seraient mis en nourrice chez les habitants des campagnes, et que l'administration de l'hôpital où les enfants auraient été exposés, traiterait sous l’autorité et l'inspection des Corps administratifs avec ceux qui recevraient ces enfants, Jusqu'à ce que l’Assemblée nationale eût statué sur cette partie des secours publics 5.
La lettre du 19 août du Procureur-syndic du district se terminait par les conclusions suivantes : « Le meilleur parti à prendre serait de vendre tous les biens de l'hôpital de Saint-Lo. Il serait établi un bureau de charité chargé de distribuer le revenu à ceux qui seraient jugés en avoir besoin sous la direction et l'inspection de la municipalité. Cette dernière prendrait encore sur ce revenu, les sommes nécessaires pour faire élever dans les campagnes les enfants auxquels on paierait une pension modique jusqu'à ce qu'ils soient en état de gagner leur vie. Mes idées sur ce point se rapprochent de l’aperçu