‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 251 sur 314 · Arch. Manche L I · texte numérisé non relu

Arch. Manche L I

2. Ibid. L II 1047, Reg. corr. avec administration département, 30 décembre 1791.

3. Arch, Manche, L 48, Reg. Conseil général département Manche, fo 114,

indiqué par l’Instruction du 30 juillet. Il y a longtemps que je suis rebuté par les abus de l'administration des hôpitaux, par l'obscurité impénétrable qui environne toujours quelque branche, par les dépenses énormes de l’intérieur, par le mauvais air dont les salles sont toujours infectées malgré la plus exacte vigilance, par le peu de succès de l'éducation que les enfants y reçoivent si bien qu’à peine sorties les filles se livrent à la débauche et les garçons deviennent de mauvais sujets, par le spectacle de tous ces malheureux enfants bouffis, œdemateux, tournés au rachitisme et annonçant la plus mauvaise constitution » !.

Le 7 mai 1791, le Directoire du district approuva la proposition de la municipalité de Saint-Lo d’aliéner les biens de son hôpital pour en augmenter les revenus, mais il ajouta qu'il fallait attendre les décrets ”. « La loi du 10 avril 1791 portait que les rentes sur les biens nationaux dont jouissaient les maisons de Charité et les fondations pour les pauvres, en vertu de titres authentiques et constatés, continueraient à être payées aux divers établissements, dans les formes et aux conditions indiquées par cette loi. Il en serait de même à l’égard des Dixièmes dont jouissaient ces établissements, et dont la valeur doit leur être payée jusqu’au 1° janvier 1792, d’après le prix des baux. Ils devaient recevoir provisoirement l'équivalent des pertes annuelles qu’ils éprouvent par la suppression des droits de havage, en le nrélevant sur les boissons. Ce prélèvement serait réglé sur des états présentés par les municipalités aux districts, certifiés par les Directoires de district et visés par le Directoire du département ?.

Au 30 décembre 1791, la misère était ainsi dépeinte par le

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