Ibid., t. I, pp. 135 à
9MIbideet. Lp188
TOMIbrd tp 1007
MIDiId 1e p-2200!
12. Arch. municipales Cerisy-la-Forèt, Reg. Conseil général, f° 73.
13. Ibid., Baudre, Reg. des délibér. Conseil général Saint-Ouen-de-Baudre,
et du Bon-Sauveur avaient un caractère enseignant. Ils ouvraient des écoles aux garçons et aux filles !.
Les rentes destinées à assurer l’existence des écoles étant conslituées sur les biens du clergé, ce fut le receveur du District qui dut à l'avenir les payer ?.
En novembre 1790, la municipalité de Saint-Lo adressa au : Département, à l’Assemblée Nationale et au député de la ville Vieillard un mémoire imprimé relatif à la réorganisation du collège sur un plan nouveau. Cette réorganisation serait possible si on concédait à la ville la rente léguée par Jean Dubois aux Jésuites pour la fondation du collège de Saint-Lo et c’est cette concession que réclamait la municipalité. La ville de Saint-Lo appellerait des maîtres de langue anglaise et de langue latine. « Il est nécessaire de cultiver la première, disait le mémoire ; c’est celle d’un peuple notre rival en puissance, et qui nous a donné de grandes leçons en liberté. Il faut abréger beaucoup le temps que l’on donne à l'étude de l'autre, mais il ne faut pas la négliger tout à fait, car c’est celle de nos maîtres en législation ». On pourrait aussi attacher à l’établissement un maître de mathématiques et de dessin.
« Après avoir prélevé les honoraires des professeurs, on remettrait de trois ans en trois ans une somme fixe aux trois élèves qui se seraient le plus distingués durant les trois années précédentes dans l’étude des mathématiques, du latin et de l'anglais, pour voyager, à charge d'entretenir une correspondance suivie avec la municipalité et de déposer dans les archives à leur retour les observations utiles qu'ils auraient faites dans le cours de leur voyage » 3.
Les municipalités de Saint-Jean-des-Baisants et de Bérigny
. W. Marie-Cardine, opus cit. t. I, pp. 157, 173. DAIDIdS 0 te . W. Marie Cardine, t. I, pp: 101, 102,
Le
pourraient reverser sur la maison d'éducation de Saint-Lo une partie des fondations Lecocq affectées au petit collège de Bérigny. Grâce à ce supplément de ressources, on créerait au collège de Saint-Lo « des prix d'encouragement qui exciteraient une louable émulation entre les jeunes athlètes ». Des exercices publics formeraient de bonne heure, les jeunes gens à parler en public : « C’est un talent malheureusement fort rare et, cependant, plus nécessaire que jamais, puisqu'il n’est pas de citoyen quine puisse être appelé à traiter un jour des plus grands intérêts de l’Etat ».
La Législative plus préoccupée d'aboutir que la Constitituante, institua un Comité spécial d'instruction publique dont Condorcet fut l’âme. Ce Comité prépara et soumit à l’Assemblée « un projet de décret sur les divisions du système futur, mais la déclaration de guerre en empêcha la discussion et le vote. Dans l'impossibilité de créer une œuvre nouvelle la Législative dut donc suivre l’exemple de sa devancière. Elle maintint les écoles comme les hôpitaux dans la jouissance des rentes qui leur étaient dues et en ordonna le payement immédiat (7 février 1992). Le 12 septembre 1792 elle éténdit le bénéfice de cette clause à l’année courante ; le 29 mai, elle mit à la disposition du ministre de l'Intérieur 200.000 livres pour venir en aide aux collèges et aux écoles « dépourvus de ressources suffisantes ».
Le décret du 23 octobre a une importance particulière car il nous révèle clairement les intentions des législateurs. Il maintenait en effet en exercice dans les établissements occupés par des congrégations religieuses les maîtres qui auraient prêté le serment civique !.
Les professeurs du collège de Saint-Lo étaient des prêtres.