‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 298 sur 314 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

. Ibid.

d'artillerie formant 44 affüts et 22 caissons !. Au 14 messidor an IT il lui avait été envoyé : 998.176 livres de cloches, 45.326 livres de cuivre, 16.831 livres de fer, 14.788 livres de métal, 1.034 livres de fer et métal, 531 livres de plomb et d’étain ?. L'état des bouches à feu qu'il était possible de fabriquer pendant un mois à la fonderie était estimé de 7 pièces de 8, 6 pièces de 12, 5 de 16, 4 de 24 3. L'Agence de la grosse artillerie approuva le Comité des armes pour sa proposition de continuer à fondre des canons de 4 et des obusiers de 6 en atten-

dant de fabriquer des pièces de 8“. À la fin de thermidor, malgré

l'incertitude de l'avenir, cette Agence projetait de transporter la fonderie, de Candol (à 3/4 de lieue du Rocher) au moulin de Vire situé près de la fonderie dans l’intérieur de la commune ?.

À la fin de l’an IT, la manufacture d'armes se composait : 1° d’une fonderie ; 2° d’une manufacture de trains d’artillerie ; 3 d'ateliers de réparation de fusils et d’une fabrique de baïonnettes ; 4° d’une fabrique de sabres 6. On construisait aussi des fours de campagne ?.

En exécution d’un arrêté du Conseil de district, le Conseil de la commune, le 12 messidor, chargeait l’Agent national de faire opérer la saisie et la vente aux prix du maximum des ustensiles en cuivre se trouvant chez des pères et mères d’émi grés pour être portés à la fonderie. On en trouva 22 livres À.

Les voitures, chevaux et conducteurs de Cerisy ne cessaient de s'occuper du transport du charbon de la mine de

Littry pour la fonderie ?.

. Arch. Manche L I 560.

Arch. Manche, L I 570, pp. 34 et 35.

Tbid., L I 564.

“Ibid:

Ibid.

Ibid., L I 560.

. Tbid.. L IT 1010. Reg. cons. district fo 85.

Arch. Municipales Saint-Lo, D. 31, Reg. délib. Conseil général, f° 153. Arch. Manche, L 90, Reg. d'enregistrem., requêtes des districts, p. 253,

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Quant au ravitaillement des ouvriers de la manufacture il était assuré de préférence même à celui des citoyens de Ja commune !. |

Le Comité des armes touchait à sa fin. Cependant le 12 vendémiaire, Quimpret, inspecteur pour le départ des cloches lui envoyait des instructions, au sujet de cette opération à la suite des expériences faites en floréal an IT *.

On possède les derniers états de la fonderie datés du

25 vendémiaire et du 10 brumaire an III. Il y avait déjà fabri-

qués ou en cours de fabrication : 28-trains, 2 affüts et 1 caisson,

20 trains, 1 affût et 1 caisson ?.

Enfin un arrêté du Comité de Salut Public du 11 brumaire an III décida la suppression du Comité des armes qui devait cesser toutes fonctions relatives aux travaux de fonderie aussitôt la réception de l'arrêté. Il serait envoyé sans délai un commissaire pour examiner et apurer les comptes et régin la fonderie au nom de la République. Les ordres du Comité de Salut Public furent exécutés et le 29 brumaire le Comité des Armes déclarait cesser toutes fonctions #. Le 22 frimaire ses registres furent remis à Guillaume commissaire du Comité de Salut Public 5. La fonderie disparut également le 24 brumaire ; le Comité de Salut Public la supprimait ainsi que celle de Villedieu 6. La manufacture d'armes proprement dite n’allait par survivre longtemps au reste de l’organisation. Le garde magasin des matières métalliques exprimait le 10 nivôse sa crainte d’une suppression totale 7. En nivôse et ventôse, des

ouvriers travaillaient encore. On trouve des reçus de subsis-

. Arch. Manche L I 560.

. Ibid. L I 564.

. Ibid. LI 564.

. Ibid. L I 564, Reg. comité des armes f°s 176, 477. . Ibid. L I 569, Reg. comité des armes fos 199, 200, . Ibid. L I 563. a MTbid AL I561

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