Arch. Manche, C
4, F Mourlot, opus. cit. pp, 324, 325,
eh
Saint-Lo, celui de Saint-Lo dont on ne connait l’existence que par des pièces de correspondance et une adresse ; celui de Torigni dont le registre des arrêtés et délibérations a été conservé {.
Le 5 août 1789, les citoyens des trois ordres de Torigni « désirant rétablir la sûreté publique » constituèrent « par une délibération du jour d'hier un Comité ». Les membres élus par voie de scrutin étaient : Chaillot, vicaire, pour le clergé; de Bretfer et Duplein, pour la noblesse; Duval de Précourt, Potier de Glatigny, Cauchard de Chambert, Rouland et Cauchard de la Moissonnière, pour le Tiers-Etat. L'hôtel de Bretfer, son président, était le siège des séances ?.
À peine formé, ce comité se mit à agir. La ville étant désarmée « dans les circonstances malheureuses où le citoyen est en danger pour ses biens et sa personne, rapport au brigandage qu'on rapporte être exercés de tous côtés », il décida le 6 août de supplier le Gouvernementde la province de donner des armes aux maires et échevins. I résolut de faire la même demande à la ville de Saint-Lo ?. Le 12 août il envoyait à l’Assemblée Nationale une adresse rédigée dans le style du temps où il comparait Louis XVI à « Henri IV » homme, père, citoyen, le restaurateur de la Liberté et le dieu de Ja Nation ‘», attestant ainsi son loyalisme. Le bruit ayant couru que Villers et ses environs avaient été incendiés et pillés, une députation alla à Saint-Lo renouveler la demande d'armes. Le 15 août, un inconnu armé de pistolets s'était présenté aux environs de
Torigni. On l’arrêta, mais sur la menace par lui faite que
4. Arch. Municip. Torigni : Reg. arrêtés et délibérations du Comité National de Torigni, f° 2