‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 74 sur 314 · Ibidem, D 28, Reg. Cit, fo 5, 8. lbidem · texte numérisé non relu

Ibidem, D 28, Reg. Cit, fo 5, 8. lbidem

que du désintéressement, de la charité, des sacrifices à la paix et de l’obéissance ; et ces tyrans qui ont déjà fait verser le sang le plus pur, voudraient qu’il ne cessât de couler. Heureusement les foyers de ce monstrueux fanatisme sont éloignés de nous ! Mais que votre vigilance ne sommeille pas. Prévenez dans votre sagesse les dangereux effets de son souffle impur afin qu’il ne corrompe jamais les plus faibles et les plus séductibles de nos concitoyens animés du plus pur patriotisme ». Il s’éleva enfin contre la profusion des pamphlets, des propos calomnieux à l'égard de la personne sacrée du plus grand, du meilleur des rois. « On ose offenser la religion de son serment, son amour paternel pour ses enfants qui fait son bonheur, amour pur qui lui fait sentir la différence qu'aucun souverain n’a éprouvée comme lui entre régner dans tous les cœurs ou sur un troupeau d'esclaves abrutis sous l'empire du despotisme. La justice, ses lumières et la bonté de son cœur lui ont fait mépriser les insinuations perfides de ces vils esclaves qui savent ramper pour être tyrans 1,

Le 20 novembre, Vieillard présidait encore à l'installation des nouveaux juges du district de Saint-Lo. Il prononça à cette occasion une harangue où il établissait un parallèle entre les anciens tribunaux et les nouveaux: « Ils ne sont plus ces temps malheureux où les corps judiciaires tour à tour oppresseurs et opprimés, tour à tour rivaux et victimes de la puissance législative et des agents de l'Administration, consumaient dans les vains débats d’une ambition toujours renaissante et toujours humiliée le temps qu'ils auraient dû employer à juger les différends des citoyens ». « Désormais, ajoutait-il, vous ne serez plus exposés aux caprices orgueilleux de ces corps

puissants qui croyaient voir leur grandeur dans l’abaissement,

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