‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 75 sur 314 · Arch. Municipales Saint-Lo, D 28 Reg. cit. fe · texte numérisé non relu

Arch. Municipales Saint-Lo, D 28 Reg. cit. fe

(j'oserai me servir de l'expression propre), dans l’asservissement des tribunaux qui leur étaient subordonnés. Libres dans vos opinions, maîtres de tout le bien que vous voudrez faire et comme citoyens et comme juges, vous n’éprouverez aucune gêne, aucune contrainte, aucune contradiction parce que purs comme la loi, vous serez tous prêts à lui rendre compte de toutes vos actions, c'est-à-dire, que vous serez toujours aussi libres que les législateurs eux-mêmes, que le dépositaire suprême de la puissance exécutive puisque la loi plane sur leur tête comme sur la vôtre. Nous sommes loin de craindre que jamais vous prétendiez rivaliser avec le pouvoir législatif ni gêner les corps administratifs dans la portion d’autorité qui leur a été assignée par la Constitution puisque en votre qualité de citoyens et à ce titre membres du souverain, vous avez vous même concouru par vos représentants à circonscrire l’autorité de chaque corps dans des limites qu'aucun d’eux ne pourrait franchir sans substituer le désordre, la confusion, l'anarchie à la place de l’ordre, de l'union et de l'harmonie ». Il terminait son discours en déclarant que si jamais le respect et l’obéissance à la loi étaient menacés, toute la force publique se dresserait pour prouver que « le maintien de la liberté dépend d’une parfaite exécution des lois » !.

Le 28 novembre 1790, l'élection du juge de paix du canton d'Esglandes était précédée de la messe et d’un Veni Creator solennel. Le curé de Mesnil-Angot y prononça un discours ?.

En décembre le trouble ne cessait de croître. A Saint-Lo comme dans les autres régions on publiait des imprimés séditieux. Un libelle signé : Achard de Bonvouloir, Arthur de la

Villarmois, le baron de Juigné, Le Rouvillois « ne tendait à

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