Arch. Manche, L 2 1008, Reg. Conseil district, fo
chez elle sous la surveillance des autorités !. Ce n’était pas là un cas unique. Un certain nombre de suspects étaient renvoyés chez eux pour raison de maladie. Les municipalités devaient rendre compte chaque semaine de l’état de santé de ces citoyens. Très humain, le District redouta de l'avoir trop été. D’après la loi révolutionnaire, il n’appartenait qu'aux représentants du peuple de mettre en liberté les détenus. Le conseil expliqua que s’il avait agi guidé par des sentiments d'humanité, il savait aussi prévenir et réprimer les abus. A l'avenir, aucune cause de maladie ne pourrait « engager l'administration à accorder ce soulagement, à moins que l'officier de santé n’atteste positivement sous sa responsabilité que le détenu court danger pour sa vie en restant à la maison d'arrêt ». Au surplus, l’administration instruirait le représentant du peuple des motifs impérieux qui avaient déterminé sa conduite, « n’ayant jamais eu l'intention d’empiéter sur ses pouvoirs qu’elle ne cessera de respecter » ?.
Bouret avait assisté à la séance ae la Société populaire de Saint-Lo. Le District, on le voit, lui témoignait le plus grand respect. Cependant les municipalités rurales mettaient assez peu d’empressement aux épurations. Q IL est grand temps, écrivait le District au représentant du peuple le 3 ventôse, que les épurations s’opèrent et que les autorités constituées prennent l’essor vers la Montagne, car la fange du Marais pourrait contagier l'air de la Liberté. Nous connaïissions plusieurs communes où les comités de surveillance sont réduits à deux ou
trois membres et des municipalités également défectueuses