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Au nombre des mesures de sûreté générale prises par la Convention pendant le 1°" trimestre de 1793, figure le décret du 21 mars, instituant les Comités de surveillance. D’après ce décret, il devait être formé dans chaque commune un comité composé de douze citoyens. Ces comités, dont les membres ne pourraient être choisis ni parmi les ecclésiastiques, ni parmi les ci-devant nobles ou leurs agents et seraient nommés au scrutin et à la pluralité relative des suffrages, étaient chargés de recevoir les déclarations des étrangers dans leur ressort. Tout citoyen d’ailleurs devait se présenter devant lui ou devant le Conseil général de sa commune pour avoir une nouvelle carte civique huit jours après publication du présent décret ?.
Les décrets du 12 août et du 12 septembre 1793, sur les suspects, chargsaient ces Comités de dresser la liste de ces citoyens, de décerner contre eux les mandats d’arrêt et de faire apposer les scellés sur leurs papiers. Les commandants de la force publique seraient tenus de mettre ces mandats à exécu- Uon sous peine de destitution #.
D’une façon genérale, l’histoire des Comités révolutionnaires, qui seule permettrait de saisir sur le vif l’action quo-
tidienne du gouvernement révolutionnaire sur la foule anonyme,
1. Arch. Manche, L 1386, Reg. du Comité de surveillance du district de Saint-Lo.