Arch. Manche, L II 1045, Reg. cit
3. Cahen et Guyot : l'Œuvre Législative de la Révolution, pp. 78, 79, 80.
4. P. Mautouchet : le Gouvernement Révolutionnaire, pp. 194, 195, 196.
reste encore fort mal connue, dit M. Pariset !. Pour le district de Saint-Lo, l’historien n’est pas plus favorisé. Il n’a subsisté qu'un seul registre de délibérations, celui du Comité de survetllance de Saint-Lo, et ce registre ne va que du 30 brumaire au IT au 21 fructidor an IT. Tous les autres registres dont certains, comme celui de Torigni, devaient être très intéressants, ont disparu. On sait seulement qu'il y eut des comités.
Le 17 avril 1793, sur la lecture de la lettre du procureur général syndic du 16, relative à la formation d’un Comité de surveillance à Saint-Lo, l'administration du district arrêta que copie de cette lettre serait adressée à la municipalité et à la société républicaine ; que la municipalité serait invitée à nommer dans son sein deux citoyens qui, avec les deux citoyens choisis par le Conseil de la commune parmi ses membres et avec Cauchard et Denier, membres du District, formeraient le Comité de surveillance. Le 24, le Comité ainsi constitué, rédigeait une adresse aux habitants, pour leur faire connaître sa formation ?.
Le 30 juin, un Comité de surveillance était créé à Carantilly, pour le repos et salut public et pour le maintien et soutien de la constitution et la défense de la liberté et de l'égalité. « Les dits membres de ce Comité seraient obligés de surveiller tout ce que la loi met en leur pouvoir, sans avoir aucun égard, ni respect humain pour qui que ce fut, en se comportant en vrais républicains # ».
Ce fut le Comité de surveillance de Saint-Lo qui proposa d'installer la maison d'arrêt dans le château de Torigni. Il
s’occupait d’ailleurs sérieusement de l'arrestation des sus-
1. E. Lavisse : Hist. de France contemporaine, t. 2, pp. 183, 184.