Arch. Manche, L
3. Arch. Municipales Carantilly, Reg. délibérations Conseil général Carantilly.
RE
pects !. Celui de Tessy montrait du zèle. Il exagérait même et le Conseil du district dut le 8 octobre, lui rappeler les devoirs d'humanité : il avait détenu trois jours au corps de garde un suspect de 85 ans?. À La Haye-Bellefonds, loin de remplir leurs obligations, les membres du Comité de surveillance jetaient le trouble dans la localité. Ils insultaient le procureur de la commune, entraiînaient des déserteurs dans les cabarets, et « s’arrogeaient üne autorité tyrannique pour arrêter les opérations de la municipalité » #.
Certaines communes, moins ardentes, à la date du 8 octobre, n'avaient pas encore formé de comités. L’administration dut les rappeler à lexécution de la loi #.
En parcourant les registres du Comité de surveillance de Saint-Lo, on se rend compte de son attitude et de ses opérations. Il exerça ses fonctions avec civisme et zèle, mais sans excès. Parmi les inculpés qu’il interrogea, on trouve un citoyen qui avait tenu des propos propres à jeter l’alarme (1° frimaire an Il)°; un prêtre chapelain accusé d’avoir voulu, lors de la dernière levée en masse, empêcher les citoyens de partir sans que les officiers municipaux partent avec eux « système contrerévolutionnaire suivi depuis longtemps par le sacerdoce papiste » 6 ; un cultivateur qui avait tenu des propos analogues à ceux du prêtre 7.
À partir de frimaire, on attribue dans les registres la dénomination de révolutionnaires aux Comités. Les Comités
révolutionnaires manquaient probablement de civisme, car le
1. Arch. Manche, L II 1019, Reg. Directoire district, fo 44, 42.