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CHAPITRE TREIZIÈME

Les preuves scientifiques de l'authenticité du Saint-Suaire.

eux choses fort importantes ont été jusqu’ici démontrées : d’une part, les images du Saint-Suaire sont des empreintes ; d’autre part, ces empreintes n’ont pas été

RÉALISÉES PAR LES SEULES ACTIONS DE CONTACT. Il est, par conséquent, absolument impossible, maintenant, d’attribuer à quelque fraudeur la confection des images visibles sur le Saint- Suaire.

Nous nous trouvons donc en présence d’un problème considérable dont les données sont franchement établies : voici des négatifs, d’où sont-ils venus ? Un peintre n’a pas pu les modeler directement ainsi. Ils ne peuvent pas, non plus, provenir d’une peinture positive et banale, qui se serait changée en un négatif par l’effet d’une transformation chimique. Enfin, aucun procédé mécanique, qui aurait pu être employé par un fraudeur du moyen âge, n’eût été capable de réaliser matériellement le négatif du Suaire dont la photographie a traduit l’inimitable portrait que nous savons.

Certainement la série des hypothèses est épuisée, et il est temps de donner une solution satisfaisante au problème que posent les empreintes du Saint-Suaire. Ou plutôt, la solution est toute trouvée, elle s’inscrit elle-même sur le Linceul. Il ne peut que nous dire, à présent que tout le reste a été condamné : « Les empreintes que je porte se sont réalisées spontanément. » Et ce qu’on peut chercher tout au plus, désormais, c’est l’explication de ce phénomène; pour cela, croyons-nous, la parole est à la science.

Nous n’ignorons pas — et il nous tardait que le moment fût venu d’ouvrir cette parenthèse — que quelques partisans de l’authenticité du Saint-Suaire, ne veulent pas d’explication scientifique aux empreintes de ce dernier, estimant que, seul, un miracle a pu les produire. Ils veulent penser que la toute-puissance divine est seule intervenue quand le Corps du Christ était placé dans le

saint Linceul, et que, seule, elle a réalisé, sur le Suaire, les surprenantes et admirables images que nous y lisons.

Ces sentiments ne sont point faits, certes, pour nous effrayer ni nous choquer, et l’hypothèse du miracle, en soi, ravirait considérablement notre cœur de chrétien, si elle parvenait à contenter, en l’espèce, notre esprit investigateur. Nous allons nous expliquer une bonne fois et dire toute notre pensée là-dessus, ici, en réponse aux nombreuses lettres qui nous ont été adressées par des correspondants aimables et dignes de considération.

Et d’abord, qu’est-ce qu’un miracle? « Le miracle est un fait sensible et divin qui déroge aux lois connues de [la nature dans un fait

'particulier . » . « C’est un fait sensible et extraordinaire qui

dépasse les forces de toute la nature créée et que Dieu seul peut faire (1) ».

Pour qu’il y ait miracle, donc, il faut que des lois de la nature se trouvent expressément contrevenues par Dieu. Il y a miracle, évidemment, quand un mort est ressuscité, quand les éléments, terriblement déchaînés et en désordre, ne produisent pourtant aucun ravage, quand le feu ne brûle rien de ce qu’il touche, comme s’il ne dévorait que des yeux, quand les tlots impétueux s’ouvrent d’eux-mêmes pour livrer passage à un peuple en marche vers la Terre Promise, etc. L’histoire de tous les miracles nous montre bien une suspension de lois naturelles, édictées par Dieu, et retenues par Lui, en la circonstance ; ou bien des modifications, une révolution dans les effets de ces lois, et cela contrairement à toute attente logique el mille fois expérimentée.

Eh bien, peut-on dire et prouver que les images du Saint-Suaire s’y sont empreintes contre toutes données des lois de la nature qui devaient les empêcher de se réaliser; que leur production constitue véritablement un « acte de la puissance divine dérogeant à des lois » dûment établies? Cette preuve, évidemment, pourrait démontrer un miracle, mais qui apportera cette preuve ?

Jusqu’ici, malheureusement pour les partisans du miracle dans les empreintes du Saint-Suaire, c’est la preuve du contraire qui a été faite, et copieusement, par la science qui estl'humble et fidèle servante des lois de la nature dont elle étudie les manifestations et les effets, si elle ne remonte pas toujours, hélas ! au Principe Souverain de ces lois qui est Dieu. Mais cette méconnaissance, quand elle existe, n’atteint que des hommes, et les savants n’ont jamais été la science, pas plus que les faux dévots n’incarnent la religion du Christ. Il reste toujours, dans tous les cas, que les hommes de science, et ils sont nombreux, qui ont étudié scientifiquement le Saint-Suaire, ont signalé, sans grande peine, que

(1) Abbé J. Berthier : Théologie dogmatique.

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les images qu’il porte se sont tout naturellement et spontanément formées, en vertu de lois physiques et chimiques connues ainsi que leurs effets , dont on trouve l’application dans divers cas semblables, plusieurs expériences l’ont démontré. En conséquence, puisqu’aucun « acte de puissance divine dépassant les forces de la nature » n’est intervenu pour former les empreintes du Saint-Suaire, et que cette intervention n’était nullement nécessaire, du moment qu’à sa place, il y avait des lois qui devaient produire leurs effets, ceux qui s’offrent à nos yeux sur le Linceul, il est permis de ne pas conclure que les images lisibles sur ce dernier, sont nécessairement un miracle. Et l’on peut chercher autre chose s’il y a intérêt à le faire.

S’il y a intérêt à le faire?... Mais c’est tout un monde de disciples — et de disciples incrédules qui vont croire, après qu’ils auront étudié et compris — qui sont entraînés dans cette voie ouverte par la Science. Quel chemin de Damas pour eux ! Combien qui n’auraient même pas examiné un seul instant cette Relique, si on leur avait assuré, à tort, qu’elle était le fruit d’un miracle pur et simple. Ils l’ont étudiée avec passion, — passion qui n’a dévoré surtout que les hommes de science, disons-le en passant, à la confusion de tant de catholiques que le Saint-Suaire n’a pu retenir — quand ils ont vu en elle une chose sérieuse, digne d’attention, de respect et d’amour. N'est-ce rien que d’avoir amené des esprits que seuls des faits tangibles retiennent et touchent, à s’occuper du Christ, à démontrer son existence, son humanité, sa divinité, à la face du monde scientifique qui devient ainsi le témoin de la mort, de la résurrection et de la gloire de Jésus, pour ne parler que de cela ! Ah ! si l'on avait cherché une revanche divine à toutes les dénégations et à tous les athéismes d’une certaine science orgueilleuse, on n’aurait jamais pu la rêver aussi belle que cette affirmation, en pleine Académie des Sciences (1), d’un savant éminent (2), mais libre-penseur, s’écriant dans l’assemblée de ses pairs, en face de M. Berthelot, l’apôtre de la libre-pensée : .« C’est le Corps du Christ qui s'est imprimé sur le Suaire !... »

Le retentissement fut immense et provoqua un grand attachement à cette touchante Relique du Christ jusque-là si délaissée. Qui oserait dire que ce ne fut pas à la gloire du Christ ?... « Ecce homo ! pouvons-nous nous écrier, au contraire, avec un pieux écrivain de L’Ami du Clergé (3). Admirable économie de la divine Providence qui, au lendemain d’un siècle où la scienc-e humaine s’est acharnée, s’est épuisée à nier jusqu’à l’existence du Christ,

(!) Séance solennelle du 21 avil 1902.

(2) M. le Professeur Yves Delage, membre de l’Institut.

(3) Ami du Clergé , numéro du 3 juillet 1902.

amène aujourd’hui, par le plus étonnant concours de circonsconstances et de découvertes, cette même science à nous rendre, avec une splendeur insoupçonnée et dans un rayonnement qui n’est pas de cette terre, la physionomie même du Christ !... »

Et qu’avons-nous sacrifié pour arriver à voir le Saint-Suaire authentiqué par la science, comme il l’est par l’histoire, par l’exégèse, par l’art? Est-il sorti diminué des laboratoires? Est-il moins vénéré, respecté, aujourd’hui que la science le couvre comme la piété ? La réponse est toute faite, n’est-ce pas, et il est superflu d’ajouter que l’explication scientifique, qui peut être donnée aux empreintes du Saint-Suaire, ne porte aucune atteinte à sa valeur morale et religieuse ; elle n’enlève rien à son côté surnaturel qui en fait une Relique si précieuse, la plus précieuse que nous ayons de la Passion, de la mort et de la Résurrection du Christ. Ces impressions seraient-elles le fait d’un miracle qu’elles n’ajouteraient rien à la vérité des images qu’elles donnent. Le Saint-Suaire de Turin est infiniment vénérable à cause de ces images de nature à retenir l’attention de tout le monde, artistes, savants et pieux fidèles. Le Christ, en les imprimant sur le saint Linceul, a voulu se soumettre à des lois qu’il a lui-même promulguées : en quoi cela peut-il répugner à des âmes chrétiennes? N’avons-nous pas d’autres abaissements, incomparablement plus grands encore, de l’Homme-Dieu : l’Incarnation, l’Eucharistie?

Et puis, d’ailleurs, il n’appartient qu’à l’Eglise de proclamer des miracles : la chose n’est, en aucune façon, du ressort des fidèles. Nous ne pouvons que faire ressortir tout au plus, ici, le côté surnaturel indiscutable de cette sainte Relique. La divine Providence a certainement présidé à l’ensevelissement du Christ et a préparé, avec une science et une sagesse particulières, cet écran qu’était le Suaire, où Jésus allait imprimer ses traits. Aucune maladresse n’a été commise dans l’enveloppement du Corps, et il a pu s’imprimer tout entier d’une manière admirable. Là, évidemment, se trouve la main de Dieu. Et la conservation de ces images et du Linceul pendant dix-neuf siècles, est bien miraculeuse, certes, car tout autre linge, fin comme le Saint-Suaire, qui eûtété si longtemps maltraité par suite de nombreux voyages et ostensions, manipulé si souvent, abîmé par l’eau et troué par le feu, comme le fut le saint Linceul dans un incendie violent qui faillit le détruire, etc., etc., serait aujourd’hui tout en morceaux, et peut-être n’en existerait-il même plus la poussière.

Nous sommes heureux de nous trouver, sur cette question, en communion d’idées avec tous les défenseurs du Saint-Suaire, et nous allons conclure avec l’un d’eux, non des moins illustres : le Père Sanna Solaro, auteur d’un bel ouvrage sur le Saint-Suaire :

« Nous ne nions pas qu’il y ait pu avoir quelque chose de miracu-

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leux dans la production de ces chères images de notre divin Rédempteur. Mais comme historien, nous ne pouvions entrer dans ces considérations, véritable voie sans issue , puisque nous n’avons aucune preuve du miracle. C’est pourquoi nous avons cherché à expliquer le fait d’une façon naturelle » |t).

Nous espérons que ces explications donneront toute satisfaction à nos lecteurs, et qu’ils vont volontiers nous suivre dans l’examen que nous allons entreprendre des preuves scientifiques de l’authenticité du Saint-Suaire.

(A suivre.) Emmanuel Faure.

(l)Sanna Solaro. — La Santa Sindone, Torino, 1901. (Page 122.)

Couronne des Cinq Plaies de Jésus

Un grand nombre de nos zélateurs et abonnés nous ont souvent demandé la nature des indulgences attachées à cette Couronne, indulgences également appliquées par S. S. Pie X à tous ceux qui méditent sur la Passion pendant quelques instants, devant l’image de la Sainte- Face.

En voici l’explication : Cette couronne ou chapelet se compose de 5 séries ; à chaque série on récite 5 Gloria Patri en l’honneur des cinq plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ , et un Ave Maria à la fin de chaque série en l’honneur de la Mère des Douleurs.

Pour gagner les Indulgences, ces chapelets doivent être bénits par le T. R. P. général des Passionnistes, ou par un prêtre autorisé par lui à cet effet.

Indulgences applicables : 1) Indulgence plénière le jour de Noël, le 1er Janvier, à l’Epiphanie, à la fête du Très Saint Nom de Jésus- Christ, à Pâques, à la Fête-Dieu, à la Transfiguration (6 août), ou bien à un jour dans l’octave de ces fêtes, si l’on récite au moins dix fois par mois ce chapelet. Conditions : Confession, communion, visiter une église et y prier quelque temps aux intentions du Souverain Pontife.

2) Indulgence plénière aux fêtes de l’Invention et de l’Exaltation de la Sainte Croix ou un jour dans l’octave de ces fêtes, et un vendredi quelconque au mois de mars, aux mêmes conditions que ci-dessus, moins la visite d’une église.

3) Indulgence plénière après la confession et la communion pascale, si l’on récite ce chapelet depuis le dimanche de la Passion jusqu’au samedi saint exclusivement.

4) 7 ans et 7 quarantaines chacun des autres jours durant cette quinzaine.

5) 1 an une fois par jour quand on récite ce chapelet.

Recueil du R. P. Hilgers.

A propos des Faits Eucharistiques de Conques (Aude)

K*i5s^|]LUSIEURS (ïuest’ons nous ont été posées relativement aux H Bfcl 11 événements extraordinaires qui se passent dans les ËJ liftdkf églises de Conques depuis plus de sept ans et qui se ISlaiSP sont multipliés surtout depuis trois ans. Nous allons collectivement répondre aujourd’hui à quelques-uns de nos correspondants et nos réponses auront, nous l’espérons, un intérêt général pour le grand nombre de nos lecteurs qui s’intéressent à ces faits eucharistiques.

lre Question : Croyez-vous ces apparitions sérieuses et valent-elles la peine d’être étudiées ?

Rép. — Evidemment, puisque nous en faisons une étude approfondie depuis plusieurs mois et que nous en donnons les résultats dans notre Revue. Au reste, trop de personnes graves s’y intéressent pour que la chose soit sans importance. C’est ainsi que plusieurs enquêtes ecclésiastiques ont été faites au nom de S. G. Mgr l’Evêque de Carcassonne. D’autre part, nous savons que des personnages tant ecclésiastiques que civils, des prêtres instruits et des laïques distingués se sont rendus à Conques, y ont interrogé un grand nombre de témoins et sont restés convaincus de la réalité et de la multiplicité des apparitions de Notre-Seigneur dans le Saint-Sacrement. Nous avons rencontré nousmême et interrogé trois vénérables prêtres qui ont vu la Sainte-Face dans l’Ostensoir et l’affirment en des termes et avec des détails qui ne permettent pas de douter de la vérité de ce qu’ils racontent et qui produisent la conviction.

2e Question : On nous dit qu’à l'Evêché de Carcassonne on est très réticent sur les faits de Conques et que l’on semble même demander une abstention , un silence qui inspirent à plusieurs de la défiance sur ces apparitions. Qu’en est-il ?

Rép. — En matière aussi délicate, c’est le rôle de l’autorité ecclésiastique de garder d’abord un silence prudent, de procéder avec précaution et une sage lenteur, de prévenir les fidèles contre les exagérations toujours faciles aux foules et enfin de ne se prononcer qu’après mûre réflexion et en pleine connaissance de cause. A la Salette, à Lourdes, à Pontmain et ailleurs, c’est de cette manière qu’ont agi les Evêques intéressés dans ces apparitions locales, et les jugements canoniques ont toujours été lents à venir. Ce que tout le monde connaît, c'est que S. G. Mgr l’Evêque de Garcasonne a jugé ces événements assez importants pour les faire enquêter à trois reprises différentes par ses Vicaires Généraux, que lui-même a cru devoir en référer à Rome, enfin que Sa Grandeur a conseillé la prudence et la réserve à son Clergé et à ses diocésains. Rien dans tout cela qui soit contre les événements de Conques. Tout indique, au contraire, l’importance que l’on y attache en haut lieu et la prudente circonspection avec laquelle on traite cette grave affaire.

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Le clergé de Conques et des environs garde la même prudente réserve, ce qui ne l’empêche pas de constater la réalité, et le sérieux des faits extraordinaires qui se sont multipliés et ont tant ému les populations.

3e Question : Est-il 'permis d'aller à Conques avec le désir d'y être témoin des apparitions et d’y voir Notre-Seigneur ?

Rép. — Rien de plus légitime, si vos intentions sont pures et si vous y cherchez un accroissement à votre foi eucharistique et un aliment à votre piété envers le Saint Sacrement. Sans doute que, d’une manière générale, il ne faut pas désirer ni demander à Dieu des faveurs extraordinaires, des apparitions, des visions et autres prodiges de ce genre ; mais c’est sous un autre jour que se présente votre cas. Des apparitions nombreuses ont eu lieu à Conques. Des centaines de témoins ont vu la Sainte-Face, YEcce Homo, le Christ en Croix dans l’Hostie. Ces phénomènes se multiplient en faveur de plusieurs personnes de tout âge et de toute condition. Rien ne s’oppose à ce que vous-même souhaitiez d’en être favorisé. Exposez votre désir humblement à Notre-Seigneur, avec cette condition que vous ne demandez cette grâce que pour mieux L’aimer, mieux Le servir, et que vous vous en reconnaissez bien indigne. Avec ces dispositions, faites votre pèlerinage à Conques. Si Jésus se montre à vous, remerciez-Le et aimez-Le davantage ; s’il reste caché dans l’impénétrable retraite de l’Hostie, remerciez-Le encore et aimez-Le toujours plus ; car soit qu’lise révèle miraculeusement où qu’il s’ensevelisse sous le blanc suaire eucharistique, Il reste toujours votre Seigneur et votre Dieu, votre Rédempteur et votre Sauveur tout aimable.

4e Question ; Quels sont les jours où les apparitions se sont surtout manifestées ?

Rép. — C’est presque toujours dans le Très-Saint Sacrement exposé que se sont produites les apparitions. Nous vous indiquons les jours d’exposition, à Conques, d’après une liste qu’une personne de l’endroit a bien voulu nous communiquer.

1°) — Dans l’église paroissiale : Toute la journée : les trois jours des XL heures qui précèdent le mercredi des cendres ; le vendredi de la fête du Sacré-Cœur ; le 29 août, fête de l’Adoration perpétuelle.

Le 1er vendredi de chaque mois : de 6 heures et demie à 7 heures et demie du matin ; de 7 heures et demie à 8 heures et demie du soir.

A la grand’messe et aux vêpres : aux fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de l’Assomption, de saint Michel et de Noël.

A la grand’messe : le dimanche de la Passion et à la Toussaint.

Aux vêpres seulement : tous les troisièmes dimanches du mois, avec Procession; et aux fêtes secondaires : Epiphanie, saint Joseph, Ascension, etc.

2° Dans la chapelle Notre-Dame de la Gardie : Toute la journée : le dimanche dans l’octave de la Nativité de la Sainte Vierge et à la fête de l’Adoration perpétuelle.

5e Question. — Vous avez écrit dans un de vos articles qu’il y avait eu plusieurs grandes conversions à Conques et que la paroisse avait été transformée à la suite des apparitions . Est-ce que ce bien dure et s’affermit ? Ce

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serait pour moi une grande preuve en faveur de l'origine divine de ces manifestations eucharistiques.

Rép. — Oui, la paroisse de Conques a été véritablement transformée depuis 1887, époque où les apparitions ont commencé, et ce « miracle de conversion », comme on l’a justement appelé, persiste toujours. Un curé-doyen des environs nous disait récemment que rien n’est plus touchant de voir les hommes et les jeunes gens de Conques entrer dans l’église, faire leur génuflexion ou prostration devant le Saint- Sacrement et prier en regardant la Sainte Hostie. Les offices religieux sont suivis et la tenue des assistants est parfaite : ce qui, hélas! est plus que rare dans cette partie du midi. Les hommes qui communiaient à Pâques avant les apparitions n’étaient au nombre que de quatre ou cinq ; ils dépassent aujourd’hui la centaine.

6e Question : La diversité étonnante des apparitions de Conques : — les uns ont vu la Sainte-Face sous différents aspects, d’autres Jésus à la colonne , ou Jésus en Croix, d'autres Jésus-Enfant, etc. — ne serait-elle pas un argument contre leur réalité et en faveur de ceux qui affirment que ces apparitions ne sont que dans l'imagination surchauffée des personnes qui croient voir ?

Rép. — Non, l’histoire des miracles du Saint-Sacrement à travers les siècles est remplie de ces diversités dans les apparitions de Notre- Seigneur. Consultez, si vous le pouvez, les deux volumes du T. H. P. Couet, Supérieur Général des Pères du Saint-Sacrement, sur les Miracles historiques du Saint-Sacrement ; vous en trouverez un grand nombre dans lesquels Jésus a pris tour à tour des formes diverses et s’est révélé tantôt sous l’apparence d’un enfant ou d’un homme mûr, tantôt avec sa Croix, ensanglanté, couronné d’épines, etc., v. g. dans les miracles de Douai (1254), des Billettes à Paris (1290), de Santarrem en Portugal (1347), de Saint-Denis de la Réunion (26 janvier 1902), etc., etc.

En réalité, les faits de Conques ont une unité essentielle malgré la surprenante variété de leurs formes accidentelles. C’est Jésus qu’on voit dans l'Hostie, et le plus souvent sa Face adorable; mais souvent aussi cette vision se transforme et se diversifie, sans cependant jamais cesser d’édifier et de faire du bien.

7e Question : Y a-t-il eu de récentes apparitions et pouvez-vous nous en donner des détails y

Rép. — Oui, il y a eu encore des apparitions pendant les XL heures de février de cette année 1914; mais les faits sont trop récents et non encore complètement enquêtés. Nous en ferons le récit plus tard.

J. D., Prêtre.

MESSE DES ABONNÉS

Pendant le mois de Juin la Messe des abonnés et zélateurs sera célébrée tous les vendredis, à l’autel de la Sainte-Face. Nous serions heureux de voir doubler les offrandes offertes dans ce but, afin de pouvoir multiplier les suffrages en faveur de toutes les nombreuses intentions recommandées, par l’établissement d’une seconde Messe hebdomadaire.

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