XXIII
(3) Tm crise de la foi, p. 185.
L’ignorance, que saint Clément d’Alexandrie appelle la source do tous les maux, est souvent le plus grand malheur des pauvres. Les éclairer, les instruire, leur apprendre à supporter chrétiennement leurs maux à la pensée des dédommagements et des récompenses éternelles, c’est la plus nécessaire et la plus urgente des aumônes. Pénélope la répandait abondamment autour d’elle. Son bonheur était de catéchiser les petits enfants pauvres et d’exhorter les malades et les malheureux à la confiance en Dieu et à la résignation chrétienne. Données par des lèvres si douces et si innocentes* ces leçons arrivaient aux •âmes par les cœurs et les gagnaient au bon Dieu.
Quel apostolat nécessaire dans nos grandes villes et hélas! encore trop peu pratiqué ! Là pourtant, là seulement est le remède au grand mal social et religieux : la haine des classes par le manque de religion et de charité. »
« Donnez donc, donnez au peuple qui travaille, au peuple qui souffre, au peuple pour lequel ce monde-ci devient mauvais, la croyance à un monde meilleur fait pour lui, il sera tranquille, il sera patient. La patience est faite d’espérance. Quoi que vous fassiez, le sort de la grande foule, de la multitude, de la majorité, sera toujours relativement pauvre, malheureux et triste. A elle, le dur travail, les fardeaux à porter! Examinez cette balance : toutes les jouissances dans le plateau du riche, toutes les misères dans le plateau du pauvre. Les deux parts ne sont-elles pas inégales ! La balance ne doit-elle pas nécessairement pencher et l’Etat avec elle? Et maintenant dans le lot du pauvre, dans le plateau des misères, jetez la certitude d’un avenir céleste, jetez l’aspiration au bonheur éternel, jetez-le Paradis, contrepoids magnifique, vous rétablissez l’équilibre La part du pauvre est aussi riche que celle du riche. C’est ce que Jésus savait ».
Cette page que n’aurait pas désavouée un Père de l’Eglise et qu’aurait signée Léon XIII, c’est Victor Hugo qui l’a écrite dans Claude Gueux. Pénélope Frey ne l’a jamais lue. Mais à l’heure même où le grand écrivain l’imprimait, sur les bords de la Seine, elle, la modeste jeune fille romaine, la mettait en pratique sur les rives du Tibre et écrivait, de son côté, dans le Livre de Vie , l’une des plus belles pages de sa précieuse existence.
(A suivre).
Appel aux Zélateurs de la Sainte-face
Pour la marche régulière de l’Œuvre de la Sainte-Face, nous invitons tous les zélateurs à nous envoyer, pour 1914, la COTISATION ANNUELLE qu’ils doivent verser, afin de concourir à la diffusion universelle de la Sainte Image et d’aider aux frais généraux de l’Œuvre.
Cette cotisation obligatoire est fixée à 2 francs par an pour la France et à 2 fr. &0 pour l’étranger. Nous rappelons à nos zélateurs qu’ils recevront gratuitement, en retour, notre Revue : « LE DIVIN CRUCIFIE », organe de l’Œuvre de la Sainte-Face.
Nous remercions tous les Zélateurs qui se sont déjà acquittés de ce pieux devoir.
REVUE DE LA SAINTE-FACE
Divin Crucifié que le monde délaisse,
Qui connaissez le poids des jours et ma faiblesse ,
Je Vous donne mon cœur, ma pensée et mon sang ,
A Vous le très doux Maître et l’Ami tout-puissant ,
A Vous dont j’ai trahi les faveurs les plus hautes Et qui m’ouvrez encor vos bras, malgré mes fautes.
Je le crie avec foi, je le jure à genoux :
Je ne veux plus penser qu’à Vous, chercher que Vous, Seigneur, seul digne d’être aimé, seid adorable ,
Seul vrai, seul bon, seul beau d’un charme incomparable,
Hors de Vous, rien n’est sûr et le piège caché Presque toujours, hélas ! nous entraîne au péché.
J’ai connu lés faveurs et les plaisirs du monde.
Que le plus envié, le plus heureux réponde !
Les trésors d’ici-bas, comme un souffle ’éger,
Ne peuvent nous offrir qu’un bonheur passager :
Les parents les plus chers, l’ami le plus fidèle,
L’Espace m'en sépare et le Temps, d’un coup d’aile,
Me les prendra demain. Chercher un autre appui < Que Vous, c’est se leurrer ; et j’affirme aujourd’hui Qu’au milieu des tourments auxquels l’âme est en proie,
Vous seul êtes la paix, le repos et la joie.
A Vous donc désormais, jusqu’à mon dernier jour,
Et pour l’éternité , Jésus, tout mon amour.
En échange, à travers les écueils de la vie :
Esclavage des sens, orgueil, colère , envie...,
Qui nous troublent jusqu’ à l’heure de notre mort,
Daignez guider ma barque et la conduire au port ;
Prenez le gouvernail. Quand grondera l’orage,
Eclairez mon esprit, élevez mon courage ;
Faites luire à mes yeux , comme un phare béni,
Comme un rayon divin du bonheur infini,
Votre Beauté devant lesquelles les humaines ■Consolations sont misérables et vaines...
Les yeux fixés sur Vous, si beau, le Roi des rois,
Sur Vous, pour mes péchés étendu sur la Croix,
Sur Vous, martyr d’amour de la Crèche au Calvaire. Comment trouver trop lourd mon fardeau, trop sévère Votre loi ?
Frappez, Maître, et faites-moi souffrir ,
Sans trêve et plus encor, si je dois acquérir
Ainsi, divin modèle , un peu de ressemblance
Avec Vous, mon Jésus, vers qui mon cœur s'élance ;...
Trop heureux de goûter la céleste saveur Des croix qu’on porte avec patience et ferveur ;
Afin que, touché par votre grâce suprême,
Passant ma vie à répéter que je vous aime,
Jusqu’au dernier soupir, fidèle à mon serment,
Divin Crucifié, je meure en vous aimant !
Colonel Comte du Fresnel, Abonné au Divin Crucifié.
LE DIVIX CRUCIFIE
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Saint Clément, évêque d'Ancyre, et ses compagnons.
Gravure du X VIIe siècle .
Sous le règne de Dioclétien (iv® siècle), saint Clément, évêque d’Ancyre, plusieurs fois tourmenté, mais inutilement, finit par être condamné, pour sa foi, à être jeté dans une fournaise de chaux vive, avec plusieurs de ses fidèles.
REVUE DE LA SAINTE-FACE
De nombreux soldats de la garnison provinciale, par ordre'du préfet,
montaient la garde autour des suppliciés.
Voyant leur foi et la protection spéciale dont Dieu les fortifiait contre ce supplice atroce, deux soldats, Pheugon et Eucarpe, jettent leurs armes et se déclarent chrétiens.
Le bourreau les fait crucifier auprès de la fournaise. Mais eux, du haut de cette nouvelle chaire, prêchent la foi en Notre-Seigneur à leurs compagnons d’armes.
Tous reçurent leur couronne le même jour, le 23 janvier, probablement de l’année 301.
Étrennes aux lecteurs du “ Divin Crucifé ”
A l’occasion du nouvel an, nous faisons un appel pressant à nos dévoués lecteurs, en faveur de notre Revue « Le Divin Crucifié » qu’il faut s’employer à propager dans tous les milieux chrétiens, où elle peut exercer une heureuse influence.
Pour encourager les pieux efforts de ceux qui nous procurent des abonnements nouveaüx, et nous aident ainsi puissamment à répandre ou à renouveler dans les âmes l’amour de Jésus dans sa douloureuse Passion, nous nous proposons d’envoyer les primes suivantes :
1° A toute personne qui nous enverra le nom d’un abonné nouveau, avec le montant de l’abonnement, une pochette renfermant une collection de six exemplaires des Tracts périodiques (Elévations sur la vie d’amour et d’intimité avec Jésus), une collection de 12 Signets religieux de la lre Série « Jésus mon tout » et une collection de six Conseils spirituels, toutes feuilles de propagande éditées d’une manière charmante et marquées au coin d’une piété éclairée, onctueuse et solide.
2° A toute personne qui nous enverra le nom de deux abonnés nouveaux, la collection complète en deux élégantes pochettes, des 24 sujets des Elévations sur la vie d'amour et d’intimité avec Jésus, parus dans le cours de l’année 1913, et pouvant former un volume de 192 pages.
Nous espérons que chacun de nos abonnés aura à cœur d’offrir à Jésus, "comme étrennes, un ou plusieurs abonnements nouveaux qui permettront à notre pieuse Revue d’élargir son apostolat pour la gloire de Jésus et le bien des âmes.
D’avance nous leur adressons nos meilleurs remerciements.
( Voir les bulletins d’abonnement à la cinquième page des annonces.)