‹ Le Divin CrucifiéChapitre 138 sur 167 · LE SUCCESSEUR DE PIERRE · texte numérisé non relu

LE SUCCESSEUR DE PIERRE

Voici le pape : il n’est pas l’homme semblable aux autres, né comme les autres pour des œuvres communes. Dans une chair réservée à la mort, il porte comme nous un esprit exposé à l’erreur, mais non pas cerné comme le nôtre et soumis à toutes nos défaillances. Dieu lui est lié par un serment éternel. Il est l’homme à qui le Sauveur a dit : Je suis avec toi. Ici la chair mortelle enferme plus d’immortalité qu’en nous; l’esprit contient plus d’élément divin. Celui-ci est Pierre qui ne meurt pas et qui ne se trompe pas. Faible, moqué, crucifié comme l’Homme de douleur, invincible comme l’Homme-Dieu, dans les conditions du Calvaire il poursuit l’œuvre du Calvaire : il la poursuit depuis dix-huit siècles à la face des hommes prosternés devant le miracle ou stupéfaits devant le problème.

Louis Veuillot.

Saint Astius, évêque de Durazzo

Martyre de saint Astius (Gravure du XVIIe siècle).

Nous savons seulement de ce saint qu’il souffrit en haine du Christ sous l'empereur Trajan et le juge Agricola.

Son corps fut enduit de miel et attaché en cet état à un arbre, au fort des chaleurs de l’été. Le martyr était dévoré vivant par les insectes.

REVUE DE LA SAINTE-FACE

Après d’atroces souffrances courageusement supportées, les bourreaux l’achèvent en allumant un feu qui fait de lui une torche vivante.

Ce supplice était déjà en honneur au temps de Néron qui promenait dans les rues de Rome des charrettes de martyrs enduits de bitume enflammé pour ■éclaire ses fêtes.

Ce fut le supplice au milieu duquel saint Astius exhala sa belle âme au diel le 7 juillet; on ne sait pas exactement en quelle année du règne de "Trajan.

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