RENAN
<3) JOAN., XIY, 12;
REVUE DE LA SAINTE-FACE
Ton profère un inepte blasphème. Jésus, en effet, avait averti les siens que « s’ils croyaient en lui, ils feraient les mêmes œuvres qu’il avait faites, qu’ils en feraient de plus grandes encore (i). » Instruits par cet. oracle, ne soyons donc pas étonnés d’entendre dire que saint François a exercé sur les hommes de son temps une action plus grande, en apparence, que celle de Jésus sur ses contemporains ; mais pour sauvegarder la prééminence divine de Jésus, il restera toujours cette différence que Jésus a tout fait en son nom et par sa propre vertu, tandis que saint François n’a rien fait qu’au nom et par la vertu de Jésus.
Abbé Lhomme.
(l) LTJC, XXIV, 19.
IvOs Calvaires outragés
Travail pressé.
(Fiches de L'Echo de Paris).
Toutes les municipalités ne partagent pas sur T « urgence » la théorie ■délicieuse, philosophique et désabusée, de M. le maire de Dinan, que je vous ai rapportée.
11 y a « les choses qui peuvent attendre ». mais il y a aussi « les choses qui n’attendent pas »; et voici un bel exemple d’exécution rapide et de zèle administratif...
A Bourg-de-Thizy, dans le département du Rhône, une croix de pierre, depuis plus de cent ans, se dressait sur la grande place.
Vous entendez bien : depuis plus de cent ans.
Et voici que, dimanche dernier, à la séance du conseil municipal, M. le maire de Bourg-de-Thizy annonce qu’il vient de recevoir une lettre demandant que la croix soit « ou réparée, ou abattue ». .
Réparer une croix, vous n’auiiez pas voulu, et il ne pouvait en être question; restait donc à envisager la seule bonnë et vraie solution qui serait, naturellement, de jeter cette croix par terre.
— Mais la lettre que vous nous communiquez, monsieur le maire, — interroge un conseiller de la minorité, — qui l’a écrite, qui est-ce qui s'avise ainsi, tout à coup, que cette croix le gêne, qui est-ce qui proteste contre son maintien?
— Personne et tout le monde ; la lettre est signée : « Un groupe d’habitants de la place »...
— Mais leurs noms?...
Ils n’ont pas besoin de douner leurs noms.
Et les conclusions de la lellre anonyme sont mises aux voix, sans plus de retard, par M. le maire, et adoptées par la majorité. Il a suffi d’une lettre anonyme pour déterminer l’initiative municipale, — et je vous garantis que ça n’a pas traîné !...
Je vous disais hier combien une « dépêche ministérielle » pouvait être lenté à produire ses effets; admirez au contraire les effets d’une lettre anonyme :
C’est dimanche, vers dix heures du matin, que cette lettre anonyme avait été communiquée par le maire; le lendemain lundi, dès six heures du matin, les ouvriers s’attaquaient à la croix, — conformément au vœu du fameux groupe fantôme d’ « habitants de la place », — et, à midi, la croix était à bas, brisée en plusieurs morceaux...
Aussitôt pris, aussitôt pendu : on appréciera cette « justice » expéditive...
Fkanc-Nohain.
Saint Siniéon.
Martyre de saint Siméon ( Gravure du XVIIe siè de).
Simeon, fils de Gléophas, dit Alphée, et de Marie qui accompagna la Sainte Vierge au Calvaire, était, par son père, neveu de saint Joseph, et, par sa mère, cousin de Notre-Seigneur, de ceux que l’Evangile, appelle ses frères. Il était plus jeune que lui de huit ou neuf ans.
REVUE DE LA SAINTE-FACE
Après le massacre, par les juifs, de saint Jacques le Mineur, premier évêque de Jérusalem, il fut, à l’unanimité, choisi pour son successeur, par le collège apostolique.
Mais la ruine de Jérusalem par Titus approchait. Le saint, surnaturellement averti du châtiment qui allait tomber sur le peuple déicide, se retira, avec la chrétienté naissante de la ville, à Pella, au delà du Jourdain. Il revint à Jérusalem quand le châtiment eut passé, y fit prospérer son Eglise qu’il préserva des hérésies des Ebiosites et des Nazaréens.
Malheureusement survint la persécution de l’empereur Trajan. Celuici savait qu’un descendant de David devait délivrer son peuple de la servitude, et, pour ce motif, il enveloppa dans la même haine les juifs et les chrétiens.
A ce double titre, Siméon était coupable à ses yeux. Il fut arrêté, quoique âgé de cent vingt ans.
Atticus le presse de renoncer à son Dieu et d’obéir à César, mais inutilement. Il le fait fouetter et accabler de coups. Le vieillard, soutenu de Dieu, supporte tout courageusement.
Enfin, on l’aitache sur la croix où il expire. (18 février 107 ou 109).
Lte triomphe du Crueiîix au Brésil
L 'Osservatore Romano a parlé, à diverses reprises, des triomphes du crucifix au Brésil.
Dans cette grande République sud-américaine il devient impossible de suivre, tant elles sont nombreuses, les cérémonies, qui ont toutes le même but : replacer dans les tribunaux l’image du Rédempteur.
VOsservatore Romano a donné des détails caractéristiques sur une manifestation de ce genre qui a eu lieu à Bello Horizonte, la nouvelle capitale de Minas Geraes.
Des tribunaux, le mouvement a gagné les écoles. Le 14 septembre, fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, le Conseil municipal de Baïa a procédé, avec une grande solennité, au rétablissement du crucifix dans les écoles de cette ville.
lia très pieuse Passion de JIhS. Jésus^Christ
La remarquable tragédie sacrée d’Auguste Sajot, avec musique des maîtres (Bach, Haendel, Beethoven, Vittoria, Schubert), sera représentée à Compiègne, avec le concours des « Confrères de la Passion » et d’artistes et d’amateurs de Paris et de Compiègne (160 exécutants).
M. A. Bailleux, humble maître et gouverneur des « Confrères de la Passion », interprétera le rôle du Christ.
Les représentations seront données aux dates suivantes : les dimanches, 1er, 8 et 15 février, à 3 h. 1/4. Nous invitons nos lecteurs à y assister. S’adresser à Compiègne, salle Jeanne d’Arc, 85, rue de Paris.
SAVOIR SOUFFRIR
ESPÉRANCES K'T CONSOEATIONS
LE PROBLÈME DE LA DOULEUR