JOAN., XVI, 20. — (3) JOB.. XVIT
A.- ce bienheureux réveil, tout le travail, toutes les épreuves du temps seront oubliées, ou, si le souvenir en subsiste encore, il ne servira qu’à établir un contraste plus frappant entre cette vie de douleur et la plénitude des joies de l’immortalité. Quelle révélation ineffable et quel triomphe ! Sous mes yeux ravis s'est déroulée la carte du temps éclairée aux feux de l’éternité. Et, dans cette lumière, je découvre que toute épreuve, de quelque nature qu’elle fût, — faible ruisseau ou fleuve impétueux, — se dirigeait vers ma béatitude, et que chaque rafale, chaque souffle de la tempête poussait ma frêle petite barque vers le port du bonheur sans fin. Ah! puissé-je ne jamais l’oublier? Ma félicité n’est pas de la terre. C’est en regardant le ciel que Jésus disait : « Personne ne vous ravira votre joie (1) ».
Jean du Calvaire.