CANT., VIII
(2) JOAN., III, 8. — (3) ExOD., IV, 26.
Pénélope atteignait ses vingt ans. Vingt ans! A cet âge où d’ordinaire le monde paraît si beau, où tout sourit au cœur, où tout n’est que rêve, espoir, illusion, à cet âge, et plus jeune encore, elle a compris ou plutôt deviné « le néant de tout ce qui passe », comme dit Bossuet; elle a offert à Jésus-Christ sa jeunesse et sa vie tout entière en ne demandant au cloître, en retour, que la paix de son séjour et la joie de ses immolations.
« Avez-vous vu, dit M. de Montalembert, en mars ou en avril, un jeune enfant respirer les premiers épanouissements de la nature, et les premières lueurs de l’admiration étinceler dans son beau regard au contact de la vie dans les bois et les champs? C’était le printemps de la vie en présence du printemps de la nature, et c’était un enchantement. Mais il y a quelque chose de plus enchanteur et qui ravit l’âme aux plus hautes cimes de l’émotion humaine, c’est la vierge déjà adolescente, toute rayonnante de jeunesse et de beauté, qui se détourne de tous les parfums de la vie pour ne plus respirer et ne plus regarder que le ciel (1) »
C’est ce spectacle toujours ancien et toujours nouveau, joie des anges, admiration des hommes, que Pénélope va nous donner une fois de plus. (A suivre.)
(1) Les Moines cP Occident.
Fête de la Lance et des Clous de Notre-Seigneur Jésus-Christ
Vendredi 6 mars A la liesse.
Ils ont percé mes mains et mes pieds, et ils ont compté tous mes os ; et je suis comme l’eau qui s’écoule, Mon cœur dans mes entrailles est comme la cire qui se fond (Introït).
« O Dieu qui, dans la faiblesse de la chair dont Vous Vous êtes revêtu, avez voulu être attaché avec des Clous et transpercé d’une Lance pour le salut du monde, accordez-nous, dans votre bonté, qu’en célébrant ici-bas la solennité de ces Clous et de cette Lance, nous puissions nous féliciter dans le Ciel, de la gloire de votre triomphe. » (Collecte).
« Nous vous en supplions, Seigneur, faites que nous soyons sanctifiés par ce Sacrifice saint et sans tache, véritable Sacrifice du soir que votre Fils unique a offert sur la Croix pour le salut du monde. » (Secrète).
Il regarderont Celui qu’ils ont transpercé, tandis que la terre tremblait sur ses fondements. (Communion).
« Seigneur Jésus-Christ, qui Vous êtes Vous-même offert sur la Croix à Dieu le Père, comme holocauste sans tache et volontaire, faites, nous Vous en supplions, que l’oblation sainte de ce même Sacrifice nous obtienne le pardon de nos fautes et la gloire éternelle. » (Postcommunion).
REVUE DE LA SAINTE-FACE
fête du Saint-Suaire de flotre-Seigneur Jésus-Christ
(Vendredi 13 mars)
A la Messe
Noire-Seigneur s’est humilié Lui-même jusqu’à la mort de la Croix; c’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et Lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom. Je chanterai éternellement les miséricordes du Seigneur d’âge en âge (Introït).
« O Dieu, qui nous avez laissé les vestiges de votre Passion sur le Saint-Suaire dont votre Corps très sacré fut enveloppé par Joseph à la descente de la Croix, accordez-nous, dans votre miséricorde, que par votre Mort et votre Sépulture, nous arrivions à la gloire de la Résurrection » (Collecte).
« Agréez, Seigneur, les dons que nous vous offrons, Vous qui avez agréé pour le salut du monde la Passion glorieuse de votre Fils » (Secrète).
« Seigneur, vous avez rassasié cette famille de vos dons sacrés ; faites, nous Vous en supplions, que par la Mort temporelle de votre Fils qui nous est rappelée par ces vénérables Mystères, nous soyons assurés de la vie éternelle qu’elle nous a procurée » (Postcommunion).
Nous invitons tout particulièrement nos lecteurs à célébrer pieusement cette Fête du Saint-Suaire qui doit être comme la Fête Patronale des dévots de la Sainte-Face.
Elle nous rappelle, en effet, que c’est durant son séjour au tombeau que le Christ a daigné marquer, des empreintes de son Corps adorable, le Linceul qui L’enveloppait et y laisser les traits de sa Face divine.
L’Église célèbre cette Fête dans sa sainte liturgie, et commémore ainsi cet événement considérable, preuve matérielle de l’existence et de la résurrection du Christ.
A son exemple, recueillons-nous auprès des vestiges de la Passion que Notre-Seigneur a laissés sur le Saint-Suaire et qui sont les plus importants que possède la sainte Église.
Imprimons en nous-mêmes ces vénérés stigmates qui nous rappellent les souffrances de Jésus notre Sauveur, mort pour notre salut.
Nos lecteurs feront bien de gagner ce jour-là, l' Indulgence plénière qui est accordée, aux conditions ordinaires, un des vendredis de mars à ceux qui auront médité un instant sur la Passion devant l'Image de la Sainte-Face.