‹ Le Divin CrucifiéChapitre 63 sur 167 · III. — JÉSUS SOUFFRE DES SOUFFLETS SUR SA FACE DÉLICATE · texte numérisé non relu

III. — JÉSUS SOUFFRE DES SOUFFLETS SUR SA FACE DÉLICATE

H e soufflet est le châtiment .de mépris dont un maître use envers ses valets, et une personne de qualité envers des gens de bas étage. Mais si un valet ou si un homme de la lie du peuple faisait cet outrage à un duc ou à un prince, le crime mériterait la mort, parce que c’est la dernière indignité que l’on puisse faire à une personne de grande qualité. On juge assez par cette raison que donner un souffleta un roi, c’est un crime de lèsemajesté qui est puni de la mort la plus cruelle et la plus infâme.

Voici un spectacle plus étrange que tout ce que nous venons de dire et qui est capable de faire frémir les cieux, trembler la terre, pleurer les anges et troubler l’univers. Le Roi des rois, un Dieu-Homme souffre que des soldats insolents lui donnent des soufflets et des coups de poing avec le dernier mépris. Quel crime et quel affront! Aussitôt que le doux Jésus eut permis aux sergents et aux gardes de le prendre, ils se jetèrent sur sa personne sacrée, avec la rage et la fureur des lions et des loups affamés sur une faible brebis. Des saints ont eu révélation que Notre-Seigneur reçut au jardin cent soufflets et trente coups de poing sur la bouche, et qu’ils lui crachèrent au visage soixante treize fois ; ils le menèrent chez Anne en le frappant cruellement.

Le soufflet le plus rude et le plus injurieux fut celui que Malchus lui donna. Ce valet ayant la main armée d’un gantelet de fer, le coup qu'il porta sur la bouche de Jésus-Christ fut si rude qu’il le jeta par terre êt lui fit répandre beaucoup de sang par le nez et par la bouche. Les marques des doigts de fer sont demeurées sur sa joue sacrée ; elles se voient encore dans l’image de la Sainte-Fac-e.

0 cruauté ! ô injustice la plus grande du monde ! On ne frappe jamais un malfaiteur en la présence du juge qui l’interroge; mais on ne garde aucune mesure d’humanité ni de justice à l’égard de Jésus. L’ingratitude plus que brutale de Malchus aggrave beaucoup son attentat et l’outrage qu’il fait à Jésus-Christ.

Appion écrit qu’un homme ayant arraché l’épine du pied d’un lion, et que, longtemps après, cet homme, pour punition de ses crimes, ayant été jeté en proie à ce même lion dans la place de Rome, cet animal s’arrêta pour le considérer, et, l’ayant reconnu, il s’approcha amoureusement de lui, le caressa comme un chien ferait à son maître, et ne lui fit point de mal.

Jésus-Christ avait remis et guéri l’oreille que saint Pierre avait coupée

au valet Malchus, qui, oubliant ce bienfait, plus cruel et plus ingrat que les bêtes farouches, frappe sans raison son bienfaiteur, pour complaire lâchement au pou Life et aux pharisiens.

Un prophète dit que les Juifs donnèrent des coups de canne sur la joue du Sauveur : In virga percutient maæillam judicis Israël ( ilich . V ). Selon l’interprétation de saint Jérôme, qui pourrait savoir le nombre des soufflets et des coups de poing qu’il reçut toute la nuit? car il servit de sujet de raillerie, de mépris et de passe-temps à une troupe de cruels et insolents soldats qui se faisaient un plaisir de l’insulter et de l’outrager sans crainte ni respect. Une version grecque porte que ces insolents lui frappaient les joues délicates à coups de pantoufles étant las de le frapper des mains.

0 doux Jésus ! qui, pour réparer les offenses que nous commettons contre la divine Majesté par les œuvres criminelles de nos mains, avez souffert que les cruels juifs vous aient donné de rudes soufflets sur vos sacrées et aimables joues, faites-moi la grâce de ne plus vous offenser par les actions de mes mains, mais de les employer dans la pratique des œuvres de charité pour votre gloire et honneur, pour le secours de mon prochain, et de souffrir patiemment, à votre exemple et pour votre amour, les injures qui me seront faites.

R. P. Antonin Thomas.

( A suivre.)

PRIONS POUR NOS MORTS

Son Éminence le Cardinal Gennari

Nous recommandons instamment aux fervents suffrages de nos zélateurs et abonnés, S. Em. le cardinal Gennari pieusement décédé à Rome, le 31 janvier. Le premier numéro du « Divin Crucifié », janvier 1911, a donné le texte de la lettre que Son Eminence avait daigné nous écrire pour nous encourager dans la publication de notre Revue. Déjà précédemment, Elle avait reçu la mission de bénir et de recommander, au nom de S. S. Pie X, la diffusion de notre image de la Sainte-Face. Prier pour le repos de l’âme de l’éminent Cardinal est donc pour nous un devoir de justice et de reconnaissance.

il.' l’abbé Étienne Savoy e.

Nous recommandons également à nos pieux lecteurs, Monsieur l’abbé Savoye, aumônier des hôpitaux de Villefranche (Rhône), décédé le 21 janvier. C'était un fervent du « Divin Crucifié ». Abonné de la première heure, et saintement édifié de l’orientation de notre Revue, il se plaisait à la répandre abondamment autour de lui. Chaque année, en l’honneur des 33 ans que Jésus passa sur la terre, il nous adressait 33 abonnements. Dans les derniers mois de 1913, prévoyant sa fin prochaine, M. l’abbé Savoye tint à honneur de s’acquitter encore de ce qu’il appelait « ses devoirs envers le Divin Crucifié » et, de sa main défaillante, signa lui-même cette dernière et touchante lettre,, comme s’il avait voulu nous adresser, avec une dernière bénédiction, le témoignage de son éternel souvenir là-haut.

M. le chanoine Nograbat, ancien curé-doyen de Sainte-Foy-la-Grande près Bordeaux. — M. l’abbé Guillon, chapelain de Sainte-Anne du Porzic (Finistère), abonné du « Divin Crucifié ». — Les familles de nos zélateurs et, abonnés.

Pie Jesu Domine , dona eis Requiem !

REVUE DE LA SAINTE-FACE

Itfl DIFFUSION DE ItA SAINTE-FACE

Comment nos Zélateurs accueillent leur Image-Diplôme

Versailles. — « Je suis bien heureuse de mon beau titre de zélatrice de la Sainte-Face de Jésus et vous remercie de l’envoi de Y Image-Diplôme qui est vraiment magnifique et que je veux faire encadrer au-dessus de mon prie- Dieu. De tout cœur, je me propose de faire tout ce qui me sera possible pour faire connaître le divin Crucifié, n’ayant qu’un désir : l’aimer davantage et le faire connaître et aimer. » M. D.

Pollionnay. — « Merci de l’envoi de la touchante Image- Diplôme qui me fait zélatrice de la Sainte-Face. Je suis bien heureuse de contribuer de mon mieux à faire connaître et aimer Notre-Seigneur dans son auguste et douloureux Visage qui nous dit si visiblement et d’une manière si touchante les tourments endurés pour nous ouvrir le Ciel. Comme Jésus nous a aimés l Que nous devrions, à notre tour, trouver notre unique bonheur à Le contempler, à Le remercier, et à faire tout ce qui dépend de nous pour qu’il soit connu, aimé, pour que les âmes évitent d’offenser un Dieu si bon et se vouent généreusement à la réparation et à l’amour... Cette divine image me fait éprouver les plus vifs désirs d’apostolat. Que, mûris par la prière et le sacrifice, Jésus daigne m’aider à les réaliser pleinement... » M. T.

Manosque. — « Je ne veux pas- tarder à vous accuser réception de mon Image-Diplôme. J’ai été profondément heureuse de la recevoir, elle est si belle de douloureuse expression ! J'espère de tout mon cœur travailler surtout à répandre la grande gravure qui nous rend cet auguste et divin Visage d’une manière plus expressive, partant plus efficace. Je compte sur l’aide du bon Dieu, puisque c’est pour Lui que je travaillerai. En retour, que ce bon et tendre Maître m’accordera de L’aimer toujours davantage... » G. B.

La Deneyte-Desoigne. — « Je vous remercie de la belle Image-Diplôme que vous m’avez envoyée et qui me sera pour toujours un bien précieux souvenir. Je m’estime très heureuse d’être inscrite sur le Livre d’or des zélateurs de la Sainte-Face de Jésus et de répondre ainsi aux désirs du Saint- Père. Mon plus grand désir est de voir se propager la dévotion à la Sainte- Face de Jésus ; je veux par conséquent m’y employer de tout mon pouvoir et commencer de suite à lire et à faire lire autour de moi les intéressantes notices que vous m’avez adressées et qui me seront d'un grand secours pour faire connaître cette précieuse dévotion car, dès la semaine prochaine, je désire offrir à la paroisse une belle gravure encadrée de la Sainte-Face, sûre crue la vue de cette divine image produira un grand bien dans les âmes... »

Paris. — « J’ai reçu Y Image-Diplôme que vous m’avez envoyée. C’est avec un plaisir que je ne puis exprimer que je viens vous dire merci. Oui, merci de m’avoir donné l’image de la Face adorable du bon Jésus. Je fai placée audessus de mon Crucifix, bien en vue, afin que le bon Maître par la vertu de sa divine Face daigne bénir notre maison. Je suis certaine qu’il nous enflammera de son amour et qu’il conduira plus souvent mes parents à son Cœur eucharistique. Encore une fois merci, non-seulement pour moi mais pour tous ceux qui verront cette belle image. J’en ai déjà parlé à plusieurs personnes qui désirent la posséder. Aussi suis-je heureuse de vous en demander de suite une douzaine... » M. D.

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